vendredi 28 août 2015

un visage

Un visage, une vie

Mes cheveux blancs
Couronnent mes rides
Habillant mon visage d’enfant
D’un air un peu candide…

J’aurais pu être brun
Et ténébreux
Le regard hautin
Et mystérieux !

Introverti et peu loquace
Laissant venir les choses
En restant de glace
Devant la beauté des roses…

D’une nature soumise
Et prosaïque
Et non éprise
De la fibre poétique !

Avec mes idées anachroniques
Du siècle dernier
Mon allure atypique
Encline aux chemins écartés !

Le choix eût été autre
Qui a préféré différemment
Que je sois l’apôtre
De sentiments divergents !

Poète et rebelle
Incorrigible romantique
Aux fluctuations frêles
Et souvent cycliques !

Mon berceau fut la rue
Et l’inévitable marge
Dont je suis issu
N’est pas un message

Mais une échelle des valeurs
Et d’autres critères
Que ceux conduisant aux honneurs
Des salons de Voltaire !

Ceux de François Villon
Furent plus dans mes cordes !
Où l’on peut donner la communion
Sans avoir peur que l’on vous morde !

Ces officines à la mode
Propices aux ronds de jambe
Me semblent si peu commodes
Pour qu’à leur cou je me pende !

Aux épines de leur morale
 Indubitablement je préfère
Les jolies Fleurs du Mal
De l’illustre Baudelaire !

Point n’est besoin d’eau bénite
Pour qu’elles soient épanouies
Bien que jugées maudites
Et jetées au pilori !

Aux boudoirs drapés de velours
Et aux nobles goupillons
Je préfère le sens de l’amour
Et accepte l’excommunions !

Mécréant et blasphème…
Qu’importe l’étiquette
S’il on peut dire je t’aime
En redressant la tête !

La notion de naissance
Est dans sa finalité
Une affaire de conscience
Et de simple d’identité !

  9 02 2010


une nouvelle étoile

Une nouvelle étoile

L’aube d’une vie
Premiers prémisses
Un murmure qui frémit
Une délicate esquisse

Instant magique
Où le temps s’arrête
Balbutiement féerique
De la nature en fête

Si peu de chose
A l’échelle de l’univers
Et à la fois grandiose
D’une telle grandeur !

On rejoint l’absolu
Et la quintessence
De ce qui sera et qui fût
Avec autant de magnificence !

Une immense petitesse
Paradoxe insolite
De force et de faiblesse
Eclatant de fête

Une goutte d’eau
Dans la mer de la vie
Une nouvelle étoile en haut
Dans le ciel nous sourit.

20 10 2008

Dédié à la naissance
De n’importe

Quel enfant

une vie pour aimer

Une vie pour aimer

La branche était trop haute
L’oiseau tomba du nid…
Mais était-ce sa faute
D’être trop petit…

La vie et ainsi faite
Qui porte aux nues
Les âmes fluettes
Ou trop ingénues…

Il faut aimer aujourd’hui
Sans remettre à demain…
Le temps qui s’enfuit
Est une peau de chagrin…

Du premier jour
Du reste de sa vie
Au dernier souffle d’amour
Il faut aimer avec envie…

D’un champ de ruine
Une fleur peut jaillir
Frêle et infime
Et dessiner l’avenir…

Même un cœur en jachère
Est un jardin d’amour
Une moisson qui espère
Un jardinier un jour…

Va nus pieds et vagabonds
Chiens perdus sans collier
Châtelains ou sans maison
Nantis ou désargentés…

Pour tous le même héritage
Le droit au bonheur
Et un devoir de partage
Sur une route semée de heurts…

Le cœur a des raisons
Que la mémoire ignore…
Comme la mer à l’horizon
Oublie trop facilement le port…

09 02 2012




jeudi 27 août 2015

Verbe haut

Verbe haut

Taquin du verbe
Adepte de la métaphore…
Bleuets ou mauvaise herbe…
Voire redresseur de torts !

Tourner en dérision
Par quelque sarcasme
Ou autre allusion
Plaît à mon âme !

Histoire d’égratigner
Les infatués d’eux-mêmes
Prompts à empoigner
L’illusion suprême !

D’être péremptoires
Et pertinents
S’adressant à un prétoire
Avec leur pseudo talent !

J’aime entendre pérorer
Ces nuls de la corde vocale
Sanctifier leurs effets
Comme on sublime un idéal !

Semant la prétention
Récoltant le ridicule
Et la consternation
Souvent avec particule !

Filtrant les choses de la vie
A travers le tamis de leur égo…
Arborant besoins et envies
De derrière les fagots !

Le mépris sert d’armature
A l’édifice de leur réussite
Cherchant la pointure
La plus  élitiste…

Les grands sont souvent petits
Qui trouvent mieux la faille
Alors que l’humilité grandit…
Relative devient la taille !

Je ne sache pas
Que simplement il faille
De ne pas faire état
De la poutre et la paille

Pour ne pas sucer les racines
Cachées sous la mauvaise herbe…
Que mes incisives canines
Illustrent de mon verbe !

Dommage pour les  pissenlits
Qui  vous accueilleront…
Ils n’ont pas choisi
Cette triste intoxication !!!

Je vous dédie post mortem
Cette affligeante satire
Presque un requiem…
 Qui aurait pu être pire !!!

20 02 2013

mercredi 7 avril 2010

La rose des vents

J’aimerais une ile déserte
Comme Paul et Virginie
Ou Roméo et Juliette
Pour aimer à l’infini…

Comme un Pierrot de Lune
Avec sa Colombine
Dessiner dans l’écume
Le nom d’une quelconque Aline…

Mais l’amour cet archange
Est un pantin malicieux
Un luron étrange
Un arlequin facétieux…

Une sorte d’icône
Une alchimie emblématique
Détournant les hommes
De leurs problématiques…

Même à Vérone
Ou bien à Venise
Il peut prendre forme
Ou n’être plus de mise…

La rose des vents
D’un marin sans raison
Cherchant le plus souvent
Un quelconque horizon…

Le cœur épris
Garde en mémoire
Ou choisit l’amnésie
Parmi ses histoires…

Mais l’amour est une plénitude
Faite de force et de faiblesse
Et la plus belle des solitudes
Ne saurait l’égaler en richesse…



07 04 2010

samedi 27 mars 2010

L’arbre cache la forêt !

Crise d’arthrose…
Chute du capillaire…
Antichambre de l’andropause…
Quel horrible vocabulaire !

J’aimerais mieux
Cote d’argus en baisse…
Disposant les cheveux
En crinière moins épaisse !

Terre en jachère
Produisant moins de lait…
Elevage sous serre
Etalon en repos bien mérité…

Les poils sur le caillou
Sont moins nombreux
Ne pouvant être partout…
Suite à un éclectisme judicieux !

Port de lunettes
Permettant de voir les détails…
Vision beaucoup plus nette
De la moindre faille !

Essayons de positiver…
Il est bon que la vue
Diminue d’acuité
Evitant ainsi la déconvenue…

Des drapeaux en berne
Dont l’évidence visible
Conduirait à la peine…
De n’être plus crédible !

Plus proche du trot
Et de la promenade
Que du galop
Malgré la pommade…

Bien trop tôt
Pour le bouillon de onze heures…
Mais pas pour la poule au pot…
Economisons nos ardeurs !

Voilà un langage
Plus poétique
Qui a l’avantage
D’une certaine éthique…

Il vaut mieux étreindre à point
Et partir avant
Que courir pour rien
Sans atteindre le firmament !

N’est-elle pas mon analyse
Réconciliatrice et réconfortante…
Qui si elle était à profit mise
Eviterait bien des tourmentes !!!

Que voici quelques rimes
Placées en euphémisme…
Remède contre la déprime
D’un éventuel réalisme !!!

26 03 2010

mercredi 24 mars 2010

Le temps des casseroles !

Avec mes cheveux blancs
Et mes heures de vol
Ma puberté d’adolescent
Et toutes les casseroles

Que je traine derrière moi
Qui me servent de souvenirs
Je pense sans effroi
A mon crédit d’avenir

Dans le cœur de ma banque
Où s’accumulent les agios
De ma vie de saltimbanque…
Ai-je eu assez d’égo ?!

La vie n’est finalement
Qu’un compte à rebours
Qui glisse inexorablement
Vers le voyage sans retour !

Le dernier tour de piste
Du clown et du jongleur
Le salut de l’artiste
Après le rideau de l’acteur !

Mais à l’école de Villon
Et de Baudelaire
J’ai appris mes leçons
Sans la faire buissonnière !

L’éthique de la rue
Est pleine de savoir-vivre
Où l’on acquière son vécu
Mieux que dans les livres…

Et si elle n’est pas un critère
Une noble référence
On y trouve les repères
Dont se nourrit l’expérience !

Et ma dernière révérence
Sera un ultime poème
Non conforme à la bienséance
En forme de requiem

A la gloire de la bêtise
Des hommes de mauvaise volonté
Qui après bien des sottises
Auront la même finalité !

Je ferai ainsi un clin d’œil
A la grande Faucheuse
Esquivant sur le seuil
D’une pirouette fameuse

Son geste millénaire… !
Pour pouvoir continuer
De rester débonnaire
Avec mes pieds de nez !!!

24 03 2010