vendredi 28 août 2015

terre brulée

Terre brûlée

Les archers de l’amour
Sont parfois des anges noirs
Qui poignardent un jour
Le cœur qu’ils laissent choir…

La traversée du désert
A travers une terre brûlée
A un goût amer
D’anges aux ailes coupées !

Le plus beau jardin
Devient une jachère
Qui ne produit plus rien
Comme une mer sans marins…

L’amour peut être un messager
Aux jolies fleurs de paix
Ou un mauvais jardinier
Qui ne dit plus je t’aime…

Au jardin en friche
Brûlant après avoir adoré
Ce dont il se fiche
Même s’il est imploré…

Le bonheur inquiète
On a peur de perdre
En idéalisant tout bête
Qu’on est tous un peu Phèdre…

Mais une terre brûlée
Peut  de ses cendres renaître
Et ses fleurs envolées
Un jour peut-être….

15 04 2011










un jour de plus

Un jour de plus

Chaque jour qui passe
Est un nouveau voyage…
Un nouveau Parnasse
A gravir avec courage…

Une aube nouvelle
Une aurore rassurante
Qui fait battre des ailes
Et dont on se contente…

Un simple jour de plus
Mais un grand moment
Un simple saut de puce
Mais un pas de géant…

Vers un autre lendemain
En se disant qu’il chante
Vers un nouveau matin
Et des heures caressantes…

Le temps est un défi
Comme un rêve déchu
Qui nargue la vie
Qui ne l’a pas vécu…

Puiser dans hier
La force pour aujourd’hui
A chaque jour sa guerre
Et un nouvel ennemi…

Il ya dans le passé
La valeur du présent…
Avancer toujours avancer
En regardant devant…

Seul on va plus vite
Mais à deux on va plus loin
Et plus on existe
Et mieux on étreint…  30 12 2012  A ma femme





vive mes artères

Vive mes artères !

Difficile de dire non
A l’âge de ses artères…
Elles auront toujours raison
Et gagneront la guerre !

Mais vieillir
Sans devenir adulte
D’avoir toujours le rire
Pour thérapie j’exulte !

De donner un goût de miel
A l’âpreté des choses
Oublier l’amertume du fiel
Quand la vie n’est pas rose !

Arrondir certains angles
Qui nous contraignent
Et relâcher les sangles
Qui nous étreignent…

Ne pas banaliser
Le moindre émerveillement
Et de ne pas négliger
L’émotion du moment…

Le temps qui passe
Est inévitable…
Autant lui faire face
Si l’on en est capable !

Un an de plus
Un an de moins
Ne sont ni bonus
Ni chagrin…

Seulement une échéance
Et une fatalité
Mais il n’est pas d’insouciance
Qui ne mérite d’avoir été…
Et d’être encore
En faisant le choix
D’accepter son sort
Pour apprécier d’autres joies…

Le jour où je tirerai
Au diable ma révérence
En lui rendant mon tablier
Mais de préférence

Le plus tard possible
Je lui écrirai mon chant du cygne
Soit un clin d’œil risible
Aussi drôle que le signe

Que m’aura fait son ministère
Mettant un terme à mes pitreries
Et à mon imaginaire
Mais mes contrepèteries

Lui tiendront la dragée haute
Lui qui est dépositaire
De toutes les fautes
Dans son immense arbitraire !!!

Le plus couillon des deux
Ne sera pas celui qu’on pense
Ni le plus malheureux…
Je me fais confiance !!!

09 03 2010


un visage

Un visage, une vie

Mes cheveux blancs
Couronnent mes rides
Habillant mon visage d’enfant
D’un air un peu candide…

J’aurais pu être brun
Et ténébreux
Le regard hautin
Et mystérieux !

Introverti et peu loquace
Laissant venir les choses
En restant de glace
Devant la beauté des roses…

D’une nature soumise
Et prosaïque
Et non éprise
De la fibre poétique !

Avec mes idées anachroniques
Du siècle dernier
Mon allure atypique
Encline aux chemins écartés !

Le choix eût été autre
Qui a préféré différemment
Que je sois l’apôtre
De sentiments divergents !

Poète et rebelle
Incorrigible romantique
Aux fluctuations frêles
Et souvent cycliques !

Mon berceau fut la rue
Et l’inévitable marge
Dont je suis issu
N’est pas un message

Mais une échelle des valeurs
Et d’autres critères
Que ceux conduisant aux honneurs
Des salons de Voltaire !

Ceux de François Villon
Furent plus dans mes cordes !
Où l’on peut donner la communion
Sans avoir peur que l’on vous morde !

Ces officines à la mode
Propices aux ronds de jambe
Me semblent si peu commodes
Pour qu’à leur cou je me pende !

Aux épines de leur morale
 Indubitablement je préfère
Les jolies Fleurs du Mal
De l’illustre Baudelaire !

Point n’est besoin d’eau bénite
Pour qu’elles soient épanouies
Bien que jugées maudites
Et jetées au pilori !

Aux boudoirs drapés de velours
Et aux nobles goupillons
Je préfère le sens de l’amour
Et accepte l’excommunions !

Mécréant et blasphème…
Qu’importe l’étiquette
S’il on peut dire je t’aime
En redressant la tête !

La notion de naissance
Est dans sa finalité
Une affaire de conscience
Et de simple d’identité !

  9 02 2010


une nouvelle étoile

Une nouvelle étoile

L’aube d’une vie
Premiers prémisses
Un murmure qui frémit
Une délicate esquisse

Instant magique
Où le temps s’arrête
Balbutiement féerique
De la nature en fête

Si peu de chose
A l’échelle de l’univers
Et à la fois grandiose
D’une telle grandeur !

On rejoint l’absolu
Et la quintessence
De ce qui sera et qui fût
Avec autant de magnificence !

Une immense petitesse
Paradoxe insolite
De force et de faiblesse
Eclatant de fête

Une goutte d’eau
Dans la mer de la vie
Une nouvelle étoile en haut
Dans le ciel nous sourit.

20 10 2008

Dédié à la naissance
De n’importe

Quel enfant

une vie pour aimer

Une vie pour aimer

La branche était trop haute
L’oiseau tomba du nid…
Mais était-ce sa faute
D’être trop petit…

La vie et ainsi faite
Qui porte aux nues
Les âmes fluettes
Ou trop ingénues…

Il faut aimer aujourd’hui
Sans remettre à demain…
Le temps qui s’enfuit
Est une peau de chagrin…

Du premier jour
Du reste de sa vie
Au dernier souffle d’amour
Il faut aimer avec envie…

D’un champ de ruine
Une fleur peut jaillir
Frêle et infime
Et dessiner l’avenir…

Même un cœur en jachère
Est un jardin d’amour
Une moisson qui espère
Un jardinier un jour…

Va nus pieds et vagabonds
Chiens perdus sans collier
Châtelains ou sans maison
Nantis ou désargentés…

Pour tous le même héritage
Le droit au bonheur
Et un devoir de partage
Sur une route semée de heurts…

Le cœur a des raisons
Que la mémoire ignore…
Comme la mer à l’horizon
Oublie trop facilement le port…

09 02 2012




jeudi 27 août 2015

Verbe haut

Verbe haut

Taquin du verbe
Adepte de la métaphore…
Bleuets ou mauvaise herbe…
Voire redresseur de torts !

Tourner en dérision
Par quelque sarcasme
Ou autre allusion
Plaît à mon âme !

Histoire d’égratigner
Les infatués d’eux-mêmes
Prompts à empoigner
L’illusion suprême !

D’être péremptoires
Et pertinents
S’adressant à un prétoire
Avec leur pseudo talent !

J’aime entendre pérorer
Ces nuls de la corde vocale
Sanctifier leurs effets
Comme on sublime un idéal !

Semant la prétention
Récoltant le ridicule
Et la consternation
Souvent avec particule !

Filtrant les choses de la vie
A travers le tamis de leur égo…
Arborant besoins et envies
De derrière les fagots !

Le mépris sert d’armature
A l’édifice de leur réussite
Cherchant la pointure
La plus  élitiste…

Les grands sont souvent petits
Qui trouvent mieux la faille
Alors que l’humilité grandit…
Relative devient la taille !

Je ne sache pas
Que simplement il faille
De ne pas faire état
De la poutre et la paille

Pour ne pas sucer les racines
Cachées sous la mauvaise herbe…
Que mes incisives canines
Illustrent de mon verbe !

Dommage pour les  pissenlits
Qui  vous accueilleront…
Ils n’ont pas choisi
Cette triste intoxication !!!

Je vous dédie post mortem
Cette affligeante satire
Presque un requiem…
 Qui aurait pu être pire !!!

20 02 2013