samedi 3 juin 2017

je me souviens

Je me souviens

Je me souviens de toute chose
Ayant rempli ma vie
De mes parterres de roses
Parsemés d’orties…

Mais la mauvaise herbe
Avait choisi mon jardin
Pour y faire pousser le verbe
Sur la blancheur du parchemin…

Mes bonnes et mauvaises fortunes
Y font bon ménage
Avec mes aboiements à la lune
Lourd tribut payé à la marge…

Je ne fus pas sage
Mais le calme de mes tempêtes
Devint de somptueux rivages
Où mon cœur fut en fête…

Quand je voulu être fort
Et faire mon deuil…
Le vent me mettait alors
Une poussière dans l’œil…

Placard à balai et voie de garage
Ont ceci de vrai…
Qu’ils font le partage
Entre le bon grain de l’ivraie…

La roue tourne en girouette
Au gré de la rose des vents…
Chaque horizon a ses silhouettes
Et son soleil couchant…

Une vie peut être un champ de ruine
Ou une terre en jachère…
Un destin qu’on assassine
Ou de judicieux critères…


02 05 2017















jeudi 23 mars 2017

A pas perdus

A pas perdus

Au fil de mes poèmes
J’ai écrit tant de choses
Et dit tant de je t’aime
Sans jamais prendre la pose…

A chacune de mes étoiles
A chacun de mes rêves
Qui m’ont fait hisser les voiles
Pour de multiples grèves…

J’ai négligé les convenances
Pour écrire ces choses…
Souvent vêtus de mes outrances
Adoucies de pétales de rose…

J’ai partagé mes émotions
Et quelques larmes
Autant que mes indignations
Brandies comme des armes…

Mais on ne peut pas tout dire
En se taisant…
Le meilleur et le pire
Deviendraient pesants…

L’écriture est une outrecuidance
Péremptoire ou pamphlétaire…
Mais jamais un silence
S’il on veut écrire son histoire…

Bénédiction thérapeutique
Qui n’apporte qu’à soi-même…
Rencontre d’un drôle de type
Avec d’imaginaires poèmes…

Que l’on tourne les yeux
Vers la page vierge
Ou en direction des cieux
Les vers sont des sortilèges…

23 3 2017











A pas perdus

jeudi 2 mars 2017

trompe oeil

Trompe œil
Une vie en façade…
La carte la plus bleue…
De fausses croisades
Pour paraître valeureux…

Où est le cahier des charges
De la vraie vie ?
Peut-être dans le décodage
Des valeurs que l’on nie…

En ajoutant des pierres en carton
A un pseudo édifice social
On croit construire la  conviction
De viser un idéal !

A force de casser des codes
On dénature la vérité…
Les vraies valeurs s’érodent
Et perdent leur identité…

Aux conquêtes de l’absurde
S’ajoute celles de l’inutile…
Le savoir est à l’étude
Ce que l’essentiel est au futile !

Les valeurs médiatiques
Deviennent paroles d’évangile…
Sur l’autel de la fausse éthique
On devient facilement servile…

On n’écorne même plus
Les pages des livres d’histoire…
Comme des anges déchus
On les chasse de notre mémoire…

Selon toute logique
Une vie en roue libre
De par la force gyroscopique
Finit par perdre l’équilibre…

02 03 2017










trompe oeil

Trompe œil
Une vie en façade…
La carte la plus bleue…
De fausses croisades
Pour paraître valeureux…

Où est le cahier des charges
De la vraie vie ?
Peut-être dans le décodage
Des valeurs que l’on nie…

En ajoutant des pierres en carton
A un pseudo édifice social
On croit construire la  conviction
De viser un idéal !

A force de casser des codes
On dénature la vérité…
Les vraies valeurs s’érodent
Et perdent leur identité…

Aux conquêtes de l’absurde
S’ajoute celles de l’inutile…
Le savoir est à l’étude
Ce que l’essentiel est au futile !

Les valeurs médiatiques
Deviennent paroles d’évangile…
Sur l’autel de la fausse éthique
On devient facilement servile…

On n’écorne même plus
Les pages des livres d’histoire…
Comme des anges déchus
On les chasse de notre mémoire…

Où est le point de non- retour
Celui au-delà duquel
La faillite de l’amour
Fera office de missel…

02 03 2017










samedi 14 janvier 2017

avoir et être

Avoir et être


Dialogue de sourds
Entre être et avoir…
Pas le même discours
Ni le même côté du miroir !

L’un préfère posséder
L’autre est plus sage…
A chacun ses souliers
A chacun son bagage…

Tant de choses appauvrissent
Et rendent les doigts crochus…
Quand tant d’autres enrichissent
Dépouillées de leurs écus !

Tout se joue entre un plumage
Et autre panache…
Ou un quelconque ramage
Tant pis si je fâche !

Deux fameux auxiliaires
Voire deux croisades…
Pour servir un vocabulaire
Qui ne soit pas une mascarade !

Drôle de dualité que ce matériel
Qui joue à cache-cache
Avec l’humain et le  spirituel…
En se retroussant les manches !

Un lourd coffre-fort
Jouant à colin-maillard
Aurait bien tort
De doubler un corbillard !

On dirait que la langue Française
Joue avec ces deux verbes
En créant un malaise
A qui sera la mauvaise herbe !

14 01 2017











lundi 9 janvier 2017

le couloir du temps

Le couloir du temps

Dans le couloir du temps
Un curieux fil rouge
S’étire au gré des ans
Qui sans cesse s’y engouffrent…

C’est l’écheveau de la vie
Qui lentement se dévide…
Un petit bout de l’infini
Qui donne la peur du vide…

Il raconte un destin
Et ses années poubelle…
Ses crépuscules et ses matins
Ses rebonds et ses gamelles…

Ses ciels bleus azur
Et ses ciels de traine …
Ses cruelles froidures
Et son rouet dont la laine

Tisse les saisons de la vie
Aux roses avec et sans épines…
En déroulant avec mépris
Son inextricable bobine…

Mais le couloir du temps
N’est qu’une salle des pas perdus
Où l’on cherche vainement
A donner un sens à son vécu…

En brûlant ce qu’on a adoré
En sautant à pieds joints
Sur un odorant passé
Dont on n’aime plus le parfum…

Le temps qui passe
Est un marché de dupes…
Qui laisse souvent sa place
Au pire des tumultes…
Contre un plat de lentilles
Célèbre dans les mémoires
Toute une vie vacille
En marquant la fin de l’histoire…  06 01 2017