dimanche 4 juin 2017

ma Provence

Ma Provence

Un livre d’images
Aux effluves enivrants
De senteurs sauvages
Aux arômes odorants…

Des ciels d’automne
Aux horizons flamboyants
Et des crépuscules qui résonnent
Dans les vents du couchant…

Des ciels de traine
Et des arbres nus
Des silhouettes blêmes
Aux branches dévêtues…

Des ciels irisés et frémissants
Dans la chaleur de l’été…
Des blés ondulants
Au gré des vents mauvais…

Des matins pleurant de rosée
De mousses fraîches
De vallons ombragés
Et de garigues sèches…

Elle est tout cela ma Provence
Avec ses milles images
Qui ont bercé mon enfance
Et vu vieillir mon âge…

Je lui dois tant d’ivresses
Et tellement de souvenirs
Que je n’aurai jamais de cesse
D’en conter les richesses…

04 06 2017







  


 Ma Provence

Un livre d’images
Aux effluves enivrants
De senteurs sauvages
Aux arômes odorants…

Des ciels d’automne
Aux horizons flamboyants
Et des crépuscules qui résonnent
Dans les vents du couchant…

Des ciels de traine
Et des arbres nus
Des silhouettes blêmes
Aux branches dévêtues…

Des ciels irisés et frémissants
Dans la chaleur de l’été…
Des blés ondulants
Au gré des vents mauvais…

Des matins pleurant de rosée
De mousses fraîches
De vallons ombragés
Et de garigues sèches…

Elle est tout cela ma Provence
Avec ses milles images
Qui ont bercé mon enfance
Et vu vieillir mon âge…

Je lui dois tant d’ivresses
Et tellement de souvenirs
Que je n’aurai jamais de cesse
D’en conter les richesses…

04 06 2017







  


décalage horaire

Décalage horaire

Chaque âge a sa pendule…
Ses aubes somptueuses
Et ses sombres crépuscules…
La vie est ainsi généreuse !

Mais de malicieuses aiguilles
N’indiquent pas la même heure…
Le temps instable vacille
Et souvent nous leurre..

La recherche du temps perdu
Est une folle espérance
Qui ne sert au vécu
Que de l’expérience !

Quand le ciel s’éclaire
Le crépuscule s’assombrit…
C’est le décalage horaire
Du déclin de la vie…

Comme un arbre grand et fort
Au gré des quatre saisons
Le sablier est retors
Dans le partage des moissons…

Mais de belles semailles
Et de bons laboureurs
Peuvent vaille que vaille
Générer de belles floraisons…

Et permettre aux aiguilles
D’indiquer la bonne heure…
Comme un arbre qui pétille
Ou un saule pleureur…

On a l’âge de ses chimères
Et  de ses illusions…
Mais celui de ses artères
N’est qu’une réflexion…

04 06 2017



samedi 3 juin 2017

je me souviens

Je me souviens

Je me souviens de toute chose
Ayant rempli ma vie
De mes parterres de roses
Parsemés d’orties…

Mais la mauvaise herbe
Avait choisi mon jardin
Pour y faire pousser le verbe
Sur la blancheur du parchemin…

Mes bonnes et mauvaises fortunes
Y font bon ménage
Avec mes aboiements à la lune
Lourd tribut payé à la marge…

Je ne fus pas sage
Mais le calme de mes tempêtes
Devint de somptueux rivages
Où mon cœur fut en fête…

Quand je voulu être fort
Et faire mon deuil…
Le vent me mettait alors
Une poussière dans l’œil…

Placard à balai et voie de garage
Ont ceci de vrai…
Qu’ils font le partage
Entre le bon grain de l’ivraie…

La roue tourne en girouette
Au gré de la rose des vents…
Chaque horizon a ses silhouettes
Et son soleil couchant…

Une vie peut être un champ de ruine
Ou une terre en jachère…
Un destin qu’on assassine
Ou de judicieux critères…


02 05 2017















jeudi 23 mars 2017

A pas perdus

A pas perdus

Au fil de mes poèmes
J’ai écrit tant de choses
Et dit tant de je t’aime
Sans jamais prendre la pose…

A chacune de mes étoiles
A chacun de mes rêves
Qui m’ont fait hisser les voiles
Pour de multiples grèves…

J’ai négligé les convenances
Pour écrire ces choses…
Souvent vêtus de mes outrances
Adoucies de pétales de rose…

J’ai partagé mes émotions
Et quelques larmes
Autant que mes indignations
Brandies comme des armes…

Mais on ne peut pas tout dire
En se taisant…
Le meilleur et le pire
Deviendraient pesants…

L’écriture est une outrecuidance
Péremptoire ou pamphlétaire…
Mais jamais un silence
S’il on veut écrire son histoire…

Bénédiction thérapeutique
Qui n’apporte qu’à soi-même…
Rencontre d’un drôle de type
Avec d’imaginaires poèmes…

Que l’on tourne les yeux
Vers la page vierge
Ou en direction des cieux
Les vers sont des sortilèges…

23 3 2017











A pas perdus

jeudi 2 mars 2017

trompe oeil

Trompe œil
Une vie en façade…
La carte la plus bleue…
De fausses croisades
Pour paraître valeureux…

Où est le cahier des charges
De la vraie vie ?
Peut-être dans le décodage
Des valeurs que l’on nie…

En ajoutant des pierres en carton
A un pseudo édifice social
On croit construire la  conviction
De viser un idéal !

A force de casser des codes
On dénature la vérité…
Les vraies valeurs s’érodent
Et perdent leur identité…

Aux conquêtes de l’absurde
S’ajoute celles de l’inutile…
Le savoir est à l’étude
Ce que l’essentiel est au futile !

Les valeurs médiatiques
Deviennent paroles d’évangile…
Sur l’autel de la fausse éthique
On devient facilement servile…

On n’écorne même plus
Les pages des livres d’histoire…
Comme des anges déchus
On les chasse de notre mémoire…

Selon toute logique
Une vie en roue libre
De par la force gyroscopique
Finit par perdre l’équilibre…

02 03 2017










trompe oeil

Trompe œil
Une vie en façade…
La carte la plus bleue…
De fausses croisades
Pour paraître valeureux…

Où est le cahier des charges
De la vraie vie ?
Peut-être dans le décodage
Des valeurs que l’on nie…

En ajoutant des pierres en carton
A un pseudo édifice social
On croit construire la  conviction
De viser un idéal !

A force de casser des codes
On dénature la vérité…
Les vraies valeurs s’érodent
Et perdent leur identité…

Aux conquêtes de l’absurde
S’ajoute celles de l’inutile…
Le savoir est à l’étude
Ce que l’essentiel est au futile !

Les valeurs médiatiques
Deviennent paroles d’évangile…
Sur l’autel de la fausse éthique
On devient facilement servile…

On n’écorne même plus
Les pages des livres d’histoire…
Comme des anges déchus
On les chasse de notre mémoire…

Où est le point de non- retour
Celui au-delà duquel
La faillite de l’amour
Fera office de missel…

02 03 2017