dimanche 4 août 2019

Le chant des T MAX


Le chant des T MAX



J’aime ces bruits de moteur

Et d’échappement

Qui font le bonheur

De mon endormissement !



A grand renfort de décibels

Ils bercent ma cité

En donnant des ailes

A ma sérénité !



Ces pilotes d’opérette

Sillonnent les boulevards

Comme on fait la fête

Se prenant pour des motards !



Et ces lieux de culte

Que sont les rues

Epargnent leurs chutes…

Que de chance perdue !



Ces motos urbaines

Loin du code de la route

Se comportent en reines

Et jamais ne doutent !



Leurs circuits touristiques

Au périmètre limité

Les réunissent en cliques

Complètement décérébrées !



Heureusement pour Yamaha

Que cette clientèle existe…

Pour la marque des choux gras…

Et pour nous les tours de pistes !



02 08 2019

jeudi 1 août 2019

Le chant des cigales


Le chant des cigales…



Sous la garrigue brûlante…

Une symphonie pastorale

De leurs ailes frémissantes



Qui se font écho

Dans les vallons de romarin

De celui du pipeau

Et du tambourin…



C’est là toute la Provence

De Pagnol à Daudet, éternelle…

Cette féérie pétillante

Avec sa gestuelle



Où les mots sont des gestes

Pour mieux les appuyer…

Toujours un peu lestes

Pour faire plus d’effet !



L’accent a son mot à dire

Qui chante et n’en finit plus

Avec ce doux sourire

De pudeur émue…



Le chant des cigales

Ponctue les histoires

Des anciens qui parlent

Pour garder leur mémoire…



Dans le tourbillon de pardi !

Qui émaillent les querelles

Comme une dramaturgie

Des secrets de Polichinelle !



C’est ma Provence de toujours

Celle de mon enfance…

Celle de mes amours

Eternelles et émouvantes…



Comme des farandoles

Mes souvenirs sortent de l’oubli...

Et dans cette ronde folle

Je suis resté petit…





01 08 2019






































samedi 20 juillet 2019

Les promesses de l'aube


Les promesses de l’aube



Il faut rire avec le diable

Et les cheveux blancs…

Rire de quitter la table

Quand ce sera le moment…



La vie n’est pas un poème

Ni un chemin d’excellence…

Mais une aventure humaine

Que ne définit nulle expérience …



On ne trouve sa liberté

Que parmi ses rêves…

Sans nulle comptabilité

De ce qui un jour s’achève !



Les promesses de l’aube

Sont un hymne à la joie…

Dès que la lune enfile sa robe

Du jour nouveau on devient roi…



Les rides sont les sillons que la vie

Gravent sur les visages…

Elles disent les acquits

Et affichent les outrages…



Le temps est un creuset

Une forge du vent d’Eole…

Et sur l’enclume, les années

Façonnent les heures de vol …



Le jour devient lumière

Quand l’ombre s’efface…

Même si tout est éphémère

On laissera une trace …



Les promesses de l’aube

Sont une porte ouverte

Sur la vie qui s’érode

Tout en étant offerte…



A qui veut la vivre

Avec ses joies et naufrages…

Comme un beau livre

Qui n’a pas que des images…



19 7 2019














dimanche 16 juin 2019

Les rois du monde


Les rois du monde



Au sein de leur royaume

Les rois du monde

Cherchent parmi les hommes

Des richesses profondes…



Les uns le pactole…

D’autres une idéologie…

Car la vie est une école

Où tout est appris…



Sans changer de place

On ne peut pas savoir

Ce qui se passe

Derrière son miroir…



Les livres d’histoire

Sont écrits par les gagnants…

Il ne reste en mémoire

Que des souvenirs de perdants…



Quand l’âge donne à la richesse

L’allure d’une chimère…

Faisant de la sagesse

Une valeur moins éphémère !



L’expérience est un fleuve

Où voguent tant de vaisseaux…

Les uns chargés de preuves…

D’autres remplis d’eau !



Mais la richesse est un rêve

Quand la sagesse s’acquière…

Entre la nuit et le jour qui se lève

Dessinant une frontière…



Le mur d’escalade

Est à l’ascension

Ce que la mascarade

Est à l’illusion…



16 6 2019
























samedi 8 juin 2019

Mon amie la France


Mon amie la France



Jadis terre en jachère

Cultivée par les anciens

Devenue labours délétères

Aux mains de miliciens…



Mon amie la France

Devenue un terrain vague…

Dévêtue de ses fragrances

Loin d’un mât de Cocagne…



Un jardin d’Eden

Où il faisait bon vivre…

De valeurs saines

Et de beaux livres…



Feuilletés avec admiration

Comme de belles histoires…

Loin des profits et compétitions

Qui polluent les victoires…



Un somptueux jardin

Digne de Lenotre…

Où la lampe d’Aladin

Était un phare pour ses apôtres…



Mon amie la France

Aux mains de mauvais jardiniers

Souffre de maltraitance…

Et son jardin fait pitié…



Le temps des cerises

S’est changé en tourmente…

Et comme la tour de Pise

Glisse sur la pente…



Même Archimède

Ne pourrait avec un levier

Fournir le remède

Qui la redresserait à moitié…





08 06 2019






















samedi 18 mai 2019

Au deuxième degré...


Au deuxième degré…





Après avoir enterré ma vie de garçon

Pour conclure une histoire…

Je ne prends pas la même décision

Pour ma vie de sénior !



Le jour de mon enterrement

J’irai me faire voir ailleurs

Choisissant d’être absent

Au diable les honneurs !



Je choisirai un imposteur

Pour me représenter…

Il fera un parfait acteur

Criant de vérité !



Il jouera le rôle du disparu

Aussi bien à ma place…

Parlera de mon vécu

Jusqu’à ma dernière grimace !



Je rirai sous cape

Sous le catafalque

En raillant Esculape

Caché derrière mon masque !



Je ferai un clin d’œil

Mais de loin

A cette parodie de deuil

Un mouchoir à la main !



Rira bien qui rira le dernier jour…

En disant que ma vie

Fut une histoire d’humour

Riche en facéties !



Combien j’ai été espiègle

En vieillissant sans être adulte…

Que sec était mon pain de seigle…

Quand j’avais faim dans mes tumultes…



Les êtres que j’ai vraiment aimés…

Ceux que j’ai méprisés…

Et ceux que j’ai estimés

Enfin ceux qui m’ont défrisé !



 Mon échelle des valeurs

Où à chaque échelon

J’ai rendu honneur

En lui donnant un nom…



Peut-être lira-t-on un poème…

Parlant de tous ces autres

A qui je n’ai pas dit je t’aime

N’étant pas ce bon apôtre



D’un office autre que le mien…

A chacun sa kermesse…

Il n’est pas forcément sain

D’aller à la messe !



Je serai donc absent

Pour les roulements de tambour…

Clôturant ma vie de mécréant

Et mon allégeance à l’humour !



10 5 2019






































lundi 6 mai 2019

le vice et la vertu


Le vice et la vertu



La frontière est mince

Entre les Fleurs du Mal

Et le Petit Prince…

Question de morale…



Les hommes ne sont

Ni entièrement mauvais

Ni entièrement bons…

L’enfer étant mal pavé…



Les parangons de vertu

Sont chimériques

Comme un paradis perdu

Ou un rêve idyllique !



Les avocats du diable

Sont de piètres prophètes…

Entre leurs doigts le sable

Glisse que rien n’arrête…



S’affrontent les dualités

Comme la richesse …

Sorte de fausse vérité

Contraire à la sagesse…



La vertu et le vice

Ont ceci en commun…

Ils ont besoin d’artifices

Pour plaire à quelqu’un…

                                                                                                                     

Il y a bien un dilemme

Jeté quelque part

Sur la nature humaine

Comme un pavé dans la mare !



Curieuse alchimie

Qui confond les rôles…

A la fois parodie

Et cas d’école !



6 5 2019