dimanche 28 février 2016
la rueLa rue Ecole de la vie D’où l’on sort sans diplômes Mais où les acquits Font de grands hommes ! Berceau de tant de vérités Et de valeurs humaines Où beaucoup de fatalités Pour exister se démènent ! On la dit marginale Et mère de tous les vices Mais elle détient une morale A mes yeux la plus propice A un juste état des lieux Reflétant notre société Avec ses alibis mielleux Et ses fausses finalités ! Loin des ministères Et des institutions Elle lutte contre l’éphémère Et ses approximations ! Mais les choses n’ont finalement Que la valeur qu’on leur accorde Et son grand talent Est d’offrir à un arc plusieurs cordes ! Elle ignore les ronds de jambes Et les révérences Les passions y flambent Souvent avec violence ! On s’y bat Comme des dauphins Contre la loi De certains requins ! On n’y est pas de bonne famille Ni de bonne naissance On y part en vrille Regardés avec condescendance Et la soif d’égo N’y assèche pas la gorge Ne tournant pas le dos Aux destins qui la forgent Sa force est ailleurs bien au-delà Des salons où l’on cause Plutôt un forum de parias Défendant une simple cause ! Je m’en sens proche Ayant été des leurs Vides étaient mes poches Et grande ma ferveur Aujourd’hui encore Mes souvenirs sont vivaces Elle m’a rendu plus fort Quoique je fasse Je n’en fais pas l’apologie Mais quelque part l’auréole De la valeur d’une vraie vie Où j’ai été à bonne école Celle où on apprend à vivre Témoin parmi les hommes Où il existe des livres De différentes formes… 2 12 2010
jeudi 11 février 2016
fille de l'air
Fille de l’air
Où se cache t elle
Cette péripatéticienne…
Qui déploie ses ailes
Dès qu’on la fait sienne…
Au coin d’une rue
Ou d’un raisonnement
Cette salle des pas perdus
Instable comme une rose des vents…
Elle s’enfouit sous le sable
Comme un lézard…
Fuyante et friable
Dès que la touche le regard…
Le plus petit recoin
Même un trou de serrure
Lui servent d’écrin
Telle une riche parure
Objet de convoitise
Comme un bien précieux…
A la fois floue et concise…
Courtisane et demi-dieu !
Elle flatte les hommes
Et joue tous les rôles…
Depuis la simple pomme
Jusqu’à la tendre épaule…
Dans le ciel de la vie
Etoile et prêtresse…
Pain noir ou pain
gris
Esclave ou maîtresse…
Tour à tour opaque
Ou bien translucide…
Cachée derrière un masque…
Altruiste ou avide !
Cette fille de l’air
Créature de rêve
Aux mœurs légères
Se cache comme une fève
Dans la galette du savoir
Baptisée Vérité
Vivant dans l’histoire
Sous une fausse identité…
09 02 2016
mercredi 10 février 2016
dimanche 17 janvier 2016
grandeur et petitesse
Grandeur et petitesse
Que de chevaliers blancs
A géométrie variable
Experts en dépolluants
Et irréprochablement fiables…
Qui sont partout et pullulent
Sur les écrans et les ondes
Prêts à laver les pustules
De notre pauvre monde !
Pardon à leurs biographes
Qui écriront leur histoire
Et leur épitaphe
Avec des trous de mémoire !
Drôles de fées du logis
Qui balaient la poussière
En soulevant le tapis…
Comme l’ombre et la lumière !
Leurs serpillères
S’agitent dans le vent…
Lavant les girouettes
Avec le bon solvant !
Du haut de ma vie cabossée
Et de mon âge de pierre…
Je souris à leur excès
De fatuité éphémère…
Brandissant l’épée
L’écu en avant
Comme le jugement dernier
Et les saints sacrements !
Alias balais et plumeaux
A l’assaut de la maison…
Pelles et râteaux
Pour jardin d’illusion !
Le tout aussi fiable
Qu’un château de cartes…
J’aurais pu dire de sable…
Tant que les enfants s’éclatent ! 17 12 2016
mardi 12 janvier 2016
l'âge ingrat
L’âge ingrat
Pourquoi est-il besoin de vieillir
Pour apprendre à ses dépends
Et trop tard le découvrir
Qu’en inversant la marche du temps
On ne pourrait plus être mort
Après être né…
Ce qui donnerait tort
A un ordre étalonné !
On se rend compte
Qu’à l’âge de la jeunesse
On peut vivre des contes
Et aimer jusqu’à l’ivresse !
Mais l’âge est à la réflexion
Ce que le sucre est au diabète…
Une sorte de poison
Qui n’empêche pas d’être bête !
Le sablier devrait être à double sens
A la manière des miroirs…
D’un côté une source d’expérience…
De l’autre une ouverture sur le savoir !
Si la jeunesse savait
La vieillesse pourrait peut-être…
L’élève alors dépasserait
Ceux qui l’ont fait naître !
A l’échelle d’un papy facétieux
Doublé d’un adolescent…
Un clown malicieux
Reste un éternel enfant !
Les choses n’ont que l’importance
Qu’on leur accorde…
Et une cure de jouvence
Ne refait pas sauter à la corde !
12 12 2016
lundi 11 janvier 2016
pauvres diables
Pauvre Diable !
En un siècle d’incrédulité
Il est toujours à la mode !
Et combien d’actualité…
Tant il est commode !
On le tire par la queue…
On lui vend son âme !
Certains sont même bleus
C’est l’histoire qui le clame !
On court au diable
Et on va au diable vau vert !
On envoie aussi au diable
Les faux amis au goût amer !
Les avocats sont endiablés
Pour les causes perdues…
Avec la mauvaise foi sermonnée
Qui fabriquent les vaincus !
Il est tout et son contraire
Avec cet hypothétique Dieu
Qui étant son adversaire
Est son complice malicieux !
Mais les fameux diables
Sont mythologiques
Et font partie de la fable
Illustrée par des récits bibliques !
On est celui en personne
Quand on est vil et retors…
Dépositaire en somme
De tous les torts !
Ça n’a pas dû être une sinécure
De traduire cet imaginaire…
En diverses caricatures
Et en langage populaire !
19 12 2015
dommage!
Dommage !!!
Merci pour vos vœux…
Je n’en avais pas besoin !
La perfection d’un demi-dieu
Et le faste d’un souverain
Suffisant à mon égo
Plus serait de la gourmandise !
Jeune riche et beau
Je suis tout à mon aise !
Sur l’eau des bateaux
En banque une fortune…
En Espagne des châteaux…
De quoi décrocher la lune !
Quelques biens à la campagne…
Un harem de voitures…
Un autre pour mon pagne
Agrémentent ma modeste nature !
Mais avec horreur je réalise
Que ce poème est un formulaire…
Et qu’une erreur pollue mon analyse
En lui donnant un goût amer…
Cette simple phrase disgracieuse…
Rayer les mentions inutiles…
Supprimant de mes rimes facétieuses
Les mots que j’avais trouvés serviles…
Ma brillance était à ma taille
Et me convenait…
Dommage qu’il me faille
Toutes les rayer !
J’ai failli croire
Que je m’appelais Narcisse…
Et que l’envers du miroir
N’était pas factice !
01 01 2016
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