mardi 9 juin 2020

pandore


PANDORE



En soulevant la pierre

Qui cache la vérité…

On trouve l’arbre du mystère

Et son fruit la curiosité …



N’est pas une bonne chose

De courir dans un jardin

Pour sentir le parfum des roses

En se prenant pour Aladin…



Car si du fond du puits

Un jour aurait jailli

L’idée du génie

On le saurait depuis !



Eole s’est laissé prendre

Au jeu de Pandore…

Vaincu par Cassandre…

Tout ce qui brille n’est pas or !



Les vérités d’aujourd’hui

Sont celles de demain

Qui tomberont dans l’oubli

Au bout de leur chemin…



C’est dire en pure perte

Que la casserole a débordé

En enfonçant une porte ouverte

Et qu’il n’y a plus qu’à éponger !



Mauvais prophètes

Et apprentis sorcier…

On fait tourner les girouettes

Sur un axe rouillé…



Ne pouvant la proclamer

Il vaut mieux au fond du puits

Laisser dormir la vérité

Et avoir compris



Que les cailloux de la route

Sont pleins de mensonges

Dont personne ne doute

Sauf dans le songe…



9 6 2020









































PANDORE



En soulevant la pierre

Qui cache la vérité…

On trouve l’arbre du mystère

Et son fuit la curiosité …



N’est pas une bonne chose

De courir dans un jardin

Pour sentir le parfum des roses

En se prenant pour Aladin…



Car si du fond du puits

Un jour aurait jailli

L’idée du génie

On le saurait depuis !



Eole s’est laissé prendre

Au jeu de Pandore…

Vaincu par Cassandre…

Tout ce qui brille n’est pas or !



Les vérités d’aujourd’hui

Sont celles de demain

Qui tomberont dans l’oubli

Au bout de leur chemin…



C’est dire en pure perte

Que la casserole a débordé

En enfonçant une porte ouverte

Et qu’il n’y a plus qu’à éponger !



Mauvais prophètes

Et apprentis sorcier…

On fait tourner les girouettes

Sur un axe rouillé…



Ne pouvant la proclamer

Il vaut mieux au fond du puits

Laisser dormir la vérité

Et avoir compris



Que les cailloux de la route

Sont pleins de mensonges

Dont personne ne doute

Sauf dans le songe…



9 6 2020









































PANDORE



En soulevant la pierre

Qui cache la vérité…

On trouve l’arbre du mystère

Et son fuit la curiosité …



N’est pas une bonne chose

De courir dans un jardin

Pour sentir le parfum des roses

En se prenant pour Aladin…



Car si du fond du puits

Un jour aurait jailli

L’idée du génie

On le saurait depuis !



Eole s’est laissé prendre

Au jeu de Pandore…

Vaincu par Cassandre…

Tout ce qui brille n’est pas or !



Les vérités d’aujourd’hui

Sont celles de demain

Qui tomberont dans l’oubli

Au bout de leur chemin…



C’est dire en pure perte

Que la casserole a débordé

En enfonçant une porte ouverte

Et qu’il n’y a plus qu’à éponger !



Mauvais prophètes

Et apprentis sorcier…

On fait tourner les girouettes

Sur un axe rouillé…



Ne pouvant la proclamer

Il vaut mieux au fond du puits

Laisser dormir la vérité

Et avoir compris



Que les cailloux de la route

Cachent pleins de mensonges

Dont personne ne doute

Sauf dans le songe…



9 6 2020








































vendredi 5 juin 2020

l'étranger


L’étranger



Il était une fois

Une pauvre erre

A la recherche d’un toit

Et d’un peu de chaleur…



Il buvait aux sources

Nichées dans les vallons

Et cherchait une couche douce

Au creux d’un cabanon…



Il vivait de l’air du temps

Au fil de son errance

Souvent à travers champs

Cherchant quelque pitance…



Sa liberté pour tout bagage

Il aimait la vie

Sans commettre nul outrage

Ni de tort à autrui…



Au détour d’un sentier

Entre deux restanques

Il vit un havre de paix

Lui le saltimbanque…



Mais tout se gâta très vite…

On n’aimait pas les étrangers

Encore moins les artistes

Synonymes de danger…



On lui refusa de l’eau et du pain

Ainsi que des vivres

Alors que tendre la main

Est écrit dans les livres…



Il semble qu’au firmament

Ne brillent pas les mêmes étoiles…

Autour d’une table autant

Qu’autour du poêle…



Il reprit sa route

Vers un autre horizon

Le cœur plein de doutes

Vers une autre maison…



5 6 2020


















dimanche 31 mai 2020

mea culpa


Mea culpa



Après un long sommeil

Léthargique et coupable

L’homme enfin se réveille

Et se met à table !



Il voit que son inertie

Et son individualisme

N’étaient pas du crédit

Et se tourne vers le charisme !



Il plaint la planète et la société

D’être gravement malades…

C’est surement une vérité

Mais une lapalissade !



Il sort de son marasme

Avec un esprit fort…

Voulant soigner les âmes

Et même les corps !



Après avoir longtemps économisé

Il peut s’offrir une conscience…

Hélas elle s’est soldée

Durant sa somnolence !



Elle coute moins cher

Depuis les évènements…

A moins que son prix de hier

Eût été un retour sur investissement !



Le monde qui nous entoure

Souffre de carences

Dont le manque d’amour

Et autres outrances !



C’est un drôle de mea culpa

Qui le fait sursauter

Face à tous ces dégâts

Impossibles à quantifier…



Le monde de demain

Celui de nos enfants

Est-il voulu à dessein…

C’est presque mon sentiment…



31 5 2020
































samedi 30 mai 2020

le temps qui reste


Le temps qui reste



Après le dernier voyage

Et la dernière sieste

Le plus bel hommage

C’est le temps qui reste…



Celui de la vie

Qui se moque des luttes

Se réjouit de ses acquits

Et respecte ses tumultes…



De nombreuses joies

Résonnent comme des sanglots

Le bonheur est un émoi

Qui porte haut le flambeau…



Entre violence et résistance

Il y a une place à tenir

Une bonne dose de résilience

Aussi pour aboutir…



Hurler son désarroi

Dans le vent de la révolte

Face au chacun pour soi

Est une sorte de faute !



Combien pour exister

Se conduisent aux urnes

Sans permis de voter

Juste pour aboyer à la lune !



On vit selon ses goûts

A sa convenance

Convenir à ses dégoûts

Par simple tolérance…



Une ile battue par les flots

Et par tous les vents

Conviendrait à mes mots

Pour faire le bilan !



Après trois quarts de siècle

D’écriture de de réflexion…

Il y a sous le couvercle

De moins en moins de pression !



30 5 2020
















vendredi 29 mai 2020

la couleur des mots


La couleur des mots



La couleur des mots

S’échappe de la palette

Et dessine au fil du pinceau

Des verbes en silhouettes…



Elle habille les choses

Du reflet du temps

En créant une osmose

Avec les sentiments…



Il y a les mots doux

Aux teintes pastel

Sans courroux

Mots d’amour intemporels



Il y a les mots durs

Aux teintes sombres

Comme parjure…

Qui peignent des ombres…



En ce siècle iconoclaste

Qui adore et brûle ses idoles

Choisissant des castes

Celles qu’on immole !



En couleur ou noir et blanc

Le peintre des mots

Habille le temps

De haillons ou d’oripeaux…



Sa palette est à l’image

De ses nuances…

Son art est un voyage

Qui lui donne un sens…



La couleur des mots

Est une mosaïque

Où l’âme de Sappho

Trouverait sa musique …



29 5 2020




















jeudi 21 mai 2020

us et coutumes


Us et coutumes



Ils se servent du verbe

Et de la métaphore

Nos bons vieux proverbes…

Vieux comme des amphores !



Tant va la cruche à l’eau

Qu’elle finit par se noyer !

Les maximes ont bon dos

Se voulant des plaidoyers !



La sagesse populaire

Casse son bas de laine…

Pour plaire à Molière

Et à La Fontaine !



La morale s’y retrouve

Et la raison l’emporte…

Farouche comme une louve

Dont les petits sont à la porte !



A faire un dictionnaire

Avec nos dictons

On prend un sol en jachère

Pour une terre à moisson !



Mais qu’importe le flacon

Seule compte l’ivresse…

Pinocchio avait le bras long

Et Paris valait bien une messe !



Il n’y a nulle morale

Cachée dans les proverbes

Autre que des Fleurs du Mal

Cachées dans de mauvaises herbes !



Ce n’est que poison et antidote

Tout et son contraire…

Les fables d’Esope

Sont souvent pamphlétaires !



L’expérience n’éclaire

Que le chemin parcouru…

Et sa lumière

N’est qu’un halo diffus…



215 2020






















dimanche 17 mai 2020

l'esprit d'escalier


L’esprit d’escalier



Sans queue ni tête

L’esprit d’escalier

Fait des pirouettes

Et finit par perdre pied…



Il se monte et se descend

Aussi bien à reculons

Que tout en avant

Et peut rater un échelon…



Chacune des marches

Qu’il gravit en escalade

C’est comme un panache

Ou une bravade !



Il s’envole et virevolte

Et retombe à plat…

Trébuche et saute

De l’exploit au faux pas !



Il n’a ni aval ni amont

Et vit sans boussole

Au vent des quatre saisons

Faisant confiance à Eole !



Il se tient à la rampe

Et se prend les pieds…

Si trop forte est la pente…

L’ascension est un métier !



Mais pourtant il insiste

Et bêtement s’obstine

Car chaque tour de piste

Est une fleur qu’il butine !



Il s’élance sûr de lui

Pour faire un bon mot

Et chute avec dépit

Comme l’épée dans l’eau !



L’esprit comme la confiture

Ne doit pas s’étaler 

Plus que de nature

Surtout pas en escalier !



17 5 2020