dimanche 19 juillet 2020

DES MOTS


Des mots



Les mots ne sont pas les mêmes

Pour tout le monde

Selon à qui ils appartiennent

Et leur réflexion profonde…



Mots farouches

Dépourvus de miel

Qui blessent la bouche

Faisant mal aux oreilles…



Mots dépourvus de sens

Vides et creux

Et ceux de la souffrance

Qui mouillent les yeux…



Les mots authentiques

Et ceux qui mentent

Les mots pathétiques

Qui tourmentent…



Les mots qui embellissent

La noirceur de la vie

Ceux qui épanouissent

Comme un jardin fleuri…



Molière, ce peintre des mots

A choisi l’âme

Et a fait de son pinceau

La pire et la meilleure des armes…



Celle dont les hommes

Se servent

Pour s’inventer des fantômes

Et des couleuvres…



Mais au milieu des mots

Il y a le diable

Le pire des maux

Guettant des vocables



Le moindre piège

La moindre erreur…

Le langage a ses sortilèges

Et ses leurres…



19 7 2020








dimanche 12 juillet 2020

les roseaux sauvages


Les roseaux sauvages



Ces êtres étranges

Venus d’ailleurs…

A plusieurs visages

Dont celui du bonheur…



Les méchants ne sont pas eux

Ce sont surtout les autres…

Et principalement les vertueux

Se prenant pour monsieur propre…



Ce n’est pas faire l’apologie

Que de les aimer…

Sans les condamner aux pilories

Pour trier le bon grain de l’ivraie…



L’ouverture d’esprit

N’est pas une fracture du crâne

A dit quelqu’un de réfléchi

Juste un reflet de l’âme…



Que font-ils de si grave

Qui les rend coupables…

Quand invités d’un ton suave

Ils doivent quitter la table



De cette vie unique

Reçue à un seul exemplaire

Qui contre toute éthique

Est la proie de décisionnaires…



Les roseaux sauvages

Poussent en eau trouble…

Car la vie ne leur ménage

Que des maux qui comptent double…



Que les bien-pensants

Balaient devant leur porte…

Pour savoir si en passant

Aucun diable ne les emporte…



Dans le jardin de Fleurs Du Mal

Où  poussent et s’épanouissent

Au bon gré de leur morale

Les âmes et cœurs qui frémissent…

12 7 2020













































 


dimanche 28 juin 2020

Un brouillon


Un brouillon



Une vie comme un brouillon

Un exercice de style…

Les bonnes conjugaisons

La bonne aiguille le bon fil…



Une œuvre non littéraire

Avec des fautes d’orthographe…

Un tissu lisse et vulgaire

Ou une somptueuse étoffe…



Un parcours avec fautes

Semés des pierres du doute…

Des à pic et des cotes

Pour ériger sa clé de voute…



Un champ lexical

Tout et son contraire…

Une sorte de fanal

Qui sécurise une terre…



Une envolée vers les cimes

Ou un rase mottes…

Un jeu de rimes

Pour la belle Calliope…



Un livre qu’on devait lire

Ou simplement parcourir

Avant même de l’écrire

De pleurer ou d’en rire…



A force de faire semblant

On finit dans la vérité…

Celle qu’on ressent

A force de l’imiter…



Mais parmi les ratures

D’une vie au brouillon

Il reste la bonne écriture

De ses vraies émotions…



On vit au brouillon

Avant de savoir sur le tard

Quel eût été le bon ton

Et le juste regard…



28 6 2020






























samedi 27 juin 2020

les maîtres du néant


Les maîtres du néant



Les grands organisateurs

Du foutoir général

Se servent de leurres

Pour rendre le monde bancal !



Ils aboient à la lune

Et hurlent avec les loups

A cette cacophonie opportune

Nous devons de marcher au licou !



En traversant dans les clous

Nous apportons à l’édifice

D’un monde devenu fou

Notre pierre faite d’artifices…



Nous donnons notre obole

A ces parangons de vertu

Qui se parent d’une auréole

Comme d’une planche de salut…



Nous sommes devenus

Des humanoïdes

Servant des parvenus

A tête pleine et cœur vide…



Seule la nature se révolte

Et revendique ses droits

Ce serait bien d’arrêter la faute

De tout ignorer de ses lois…



Nous sommes locataires

Et n’avons rien acheté…

Notre pauvre terre

A déjà une identité …



La vie de demain

Ne sera plus celle de hier

Où le sens de l’humain

Avait des heures claires…



L’ombre ne cesse de s’étendre

Sur notre pauvre planète

Sauf si finissent par s’entendre

En tournant du bon côté la tête



Les grands esprits féconds

Capables de renouveau…

Mais Achille avait un talon

Dont l’histoire fait écho…



L’homme cet insecte futile

Et au destin aléatoire

Est un colosse aux pieds d’argile

Qui censure sa mémoire…



27 6 2020




























mardi 16 juin 2020

CONTRASTES


Contrastes

Blanc ou noir

Colombe ou corbeau…

Deux cotés du miroir

Deux poids deux fardeaux…



Deux couleurs deux choix

Entre les deux l’erreur

De porter chacun une croix

Dépourvue de valeur…



Pain noir pain blanc

Toujours deux couleurs…

Les mêmes ingrédients

Pour de différents bonheurs…



Deux extrêmes deux énigmes

Qui hélas s’opposent

Alors que les mêmes épines

Piquent de chaque rose…



Neuilly ou Harlem

Palais ou chaumière…

Chatelain ou bohême

Tous enfants de la terre…



Le poète avait raison

Qui dénonce le chaos

                                                                                 Comme justification

De ces deux fléaux



Que sont l’ordre

Rigoureux et austère

Et le désordre

L’opposé de son contraire… ! 



La vie s’en nourrit pourtant

Au mépris de toute humanité…

La raison reviendra au temps

Qui gommera les inégalités …



L’homme face à son destin

Quelle que soit sa couleur

Quittera table et festin

Pour vivre sa douleur…



16 6 2020















































 






samedi 13 juin 2020

les objets trouvés


Les objets trouvés



Un grenier pour vieilles choses

Des tas de souvenirs…

Des objets que l’on dépose

Qui ne pourront plus devenir…



Des archives de la vie

Une sorte de mémoire

L’antichambre de l’oubli

Des fins d’histoires…



Des rêves y séjournent

La plupart inachevés…

Où la roue qui tourne

A un air de sablier…



C’est un nid à poussière

Où le temps s’est arrêté…

Des intentions velléitaires…

Des actes mal projetés…



On y largue ses amarres

Après une ultime croisière…

Des routes qui se séparent

Pour sortir de l’ornière…



Les objets trouvés

Des voies sans issue…

Des choses abandonnées

Dans une salle de pas perdus…



Parfois on leur promet

De les reprendre un jour

Parce qu’on les a aimés

Alors qu’on en a fait le tour …



Les oubliettes de la vie

Ressemblent à des fantômes

Qui restent dans la nuit

Et dans le cœur des hommes…



Mais un jour lointain

Peut toujours revenir…

Alors on se souvient

Qu’on a oublié un souvenir…



13 6 2020








































mardi 9 juin 2020

pandore


PANDORE



En soulevant la pierre

Qui cache la vérité…

On trouve l’arbre du mystère

Et son fruit la curiosité …



N’est pas une bonne chose

De courir dans un jardin

Pour sentir le parfum des roses

En se prenant pour Aladin…



Car si du fond du puits

Un jour aurait jailli

L’idée du génie

On le saurait depuis !



Eole s’est laissé prendre

Au jeu de Pandore…

Vaincu par Cassandre…

Tout ce qui brille n’est pas or !



Les vérités d’aujourd’hui

Sont celles de demain

Qui tomberont dans l’oubli

Au bout de leur chemin…



C’est dire en pure perte

Que la casserole a débordé

En enfonçant une porte ouverte

Et qu’il n’y a plus qu’à éponger !



Mauvais prophètes

Et apprentis sorcier…

On fait tourner les girouettes

Sur un axe rouillé…



Ne pouvant la proclamer

Il vaut mieux au fond du puits

Laisser dormir la vérité

Et avoir compris



Que les cailloux de la route

Sont pleins de mensonges

Dont personne ne doute

Sauf dans le songe…



9 6 2020









































PANDORE



En soulevant la pierre

Qui cache la vérité…

On trouve l’arbre du mystère

Et son fuit la curiosité …



N’est pas une bonne chose

De courir dans un jardin

Pour sentir le parfum des roses

En se prenant pour Aladin…



Car si du fond du puits

Un jour aurait jailli

L’idée du génie

On le saurait depuis !



Eole s’est laissé prendre

Au jeu de Pandore…

Vaincu par Cassandre…

Tout ce qui brille n’est pas or !



Les vérités d’aujourd’hui

Sont celles de demain

Qui tomberont dans l’oubli

Au bout de leur chemin…



C’est dire en pure perte

Que la casserole a débordé

En enfonçant une porte ouverte

Et qu’il n’y a plus qu’à éponger !



Mauvais prophètes

Et apprentis sorcier…

On fait tourner les girouettes

Sur un axe rouillé…



Ne pouvant la proclamer

Il vaut mieux au fond du puits

Laisser dormir la vérité

Et avoir compris



Que les cailloux de la route

Sont pleins de mensonges

Dont personne ne doute

Sauf dans le songe…



9 6 2020









































PANDORE



En soulevant la pierre

Qui cache la vérité…

On trouve l’arbre du mystère

Et son fuit la curiosité …



N’est pas une bonne chose

De courir dans un jardin

Pour sentir le parfum des roses

En se prenant pour Aladin…



Car si du fond du puits

Un jour aurait jailli

L’idée du génie

On le saurait depuis !



Eole s’est laissé prendre

Au jeu de Pandore…

Vaincu par Cassandre…

Tout ce qui brille n’est pas or !



Les vérités d’aujourd’hui

Sont celles de demain

Qui tomberont dans l’oubli

Au bout de leur chemin…



C’est dire en pure perte

Que la casserole a débordé

En enfonçant une porte ouverte

Et qu’il n’y a plus qu’à éponger !



Mauvais prophètes

Et apprentis sorcier…

On fait tourner les girouettes

Sur un axe rouillé…



Ne pouvant la proclamer

Il vaut mieux au fond du puits

Laisser dormir la vérité

Et avoir compris



Que les cailloux de la route

Cachent pleins de mensonges

Dont personne ne doute

Sauf dans le songe…



9 6 2020