vendredi 21 juin 2024
L' orée du bois dormant
L’orée
du bois dormant
Sur
la pointe des pieds
Sans
faire de bruit
Pas
comme une célébrité
Ou
une gloire de la patrie…
Sans
tambour ni trompette
Et
sans catafalque
Je
quitterai la fête
Sans
le moindre masque…
J’irai
enfouir mes rides
Sous
mes chers pissenlits
Ailleurs
qu’aux Invalides
Où
dorment quelques ennemis…
Sans
colifichets ni fioritures
Et
surtout sans mascarade…
Un
adieu sans dorures
Comme
une galéjade !
Je
tirerai une révérence
Avec
une dernière grimace
Une
ultime outrecuidance
Et
laisserai ma place…
Je
laisserai derrière moi
Pamphlets
et satires…
Sur
un regard sans effroi
Je
quitterai le pire…
De
cette comédie humaine
Cacophonique
fresque
Où
les fausses notes souveraines
Assourdissent
ce siècle…
20 06
2024
mardi 28 mai 2024
sos
SOS
Le
monde devient fou
On
vit dans la tempête…
Malmenés
par les remous
Avec
du mal à sortir la tête…
Et
les gens vont et viennent
Comme
s’il ne se passait rien
Résignés
à leur peine
Et
à leur sombre destin…
Je
suis effaré par cette résignation
A
ce consternant chaos
Qui
devrait être indignation
Et
désir de renouveau…
Une
dystopie nous guette
Que
nous banalisons
En
baissant la tête
Sans
regarder l’horizon…
Ces
réalités contemporaines
Se
passent sans la moindre alarme
Avec
une banalisation souveraine
Presque
sans état d’âme…
Nous
allons laisser à nos enfants
Le
contraire d’un éden…
Un
monde proche du néant
Victime
du système…
Intellectuelle
léthargie
Avec
ses tentacules…
Véritable
anesthésie
Grâce
à laquelle on recule…
jeudi 9 mai 2024
malicieusement votre
Malicieusement votre
Il
est des verbes tendancieux
Et
dérangeants
Voire
même audacieux
Et
inconvenants…
Selon
leur conjugaison
Dans
la langue Française
Ils
prêtent à confusion
Et
mettent mal à l’aise…
Il
aurait fallu que je le sache
Plaît
à l’oreille
Et
personne ne se fâche
C’est
pourtant pareil
Qu’il
eut fallu que je le susse
A
l’imparfait du subjonctif
Qui
fait penser à un phallus
Donc
très subversif !
Ces
conjugaisons perfides
Rebelles
à la bienséance
Ne
sont pas timides
Et frôlent
l’outrecuidance !
L’homo
erectus sans façon
Fait
penser à un orifice…
Alors
qu’il n’est qu’une érection
Sans
aucune malice !
L’homme
se mit debout
Pour
ne plus ressembler au singe…
Mais
il marche au licou
Sans
en avoir les méninges…
Et
moi sur le berceau duquel
J’eusse
aimé une fée…
Avec
des clochettes ou des ailes
Pour
pouvoir m’élever
Au-dessus
du statut de pitre
Et
m’envoler vers les mots
D’une
géniale épitre…
Ce
sera un coup d’épée dans l’eau !
8 5 2024
mercredi 20 mars 2024
vendredi 23 février 2024
il était une fois
Il
était une fois
Ainsi
commencent les histoires…
Celles
qui parlent de joie
Celles
qui écrivent l’histoire…
Des
contes pour enfants
Des
drames et des larmes
Aussi
les fleurs du printemps
Et
les émotions de l’âme…
Tout
commence un jour
Par
une première fois
Une
histoire d’amour
Et
les premiers émois…
Les
tout premiers mots
Que
prononce le cœur…
Le
gazouillis du ruisseau
Avant
le torrent en fureur…
Naître
est une première fois
Mourir
aussi d’ailleurs…
C’est
drôle comme les premières fois
N’ont
pas les mêmes valeurs…
On
n’invente pas le temps
C’est
lui qui nous invente…
Du
sablier il est fuyant
Sauf
si la vie est aimante…
Et
étreint les corps
En étreignant
les cœurs…
L’amour
donne tort
A
ceux qui ont peur…
23
2 2024
mercredi 21 février 2024
le temps des cerises
Le
temps des cerises
Où
les arbres en fleurs
Résonnaient
de chants d’oiseaux …
Où
la vie en couleur
Portait
ses valeurs très haut…
Où
les grandes surfaces
Nourrissaient
de l’intérieur
Sans
perdre la face
Nos
anciens sans pudeur…
Où
le monde médical
Avait
les vrais moyens
De
sa juste morale
Et
le sens de l’humain…
Où
sur les trottoirs
On
n’avait pas à enjamber
Dès
que tombait le soir
Les
sans-abris allongés…
Où
l’argent gagné
Avait
une autre odeur
Autre
que celle du profit éhonté
Plus
proche de celle de la sueur…
Le
temps des cerises
Celui
des valeurs obsolètes
Où
il n’est plus de mise
De
n’être pas une girouette…
Tellement
c’est le vent des modes
Qui
créé les tendances
Qui
sont plus commodes
Pour
atteindre l’excellence…
Il
est vrai que la personnalité
Ne
peut s’épanouir
Que
grâce à une identité
Qui
ne saurait s’enfouir
Au
fond d’un jeu de rôle…
Joué
derrière un masque social…
Un
seul coup d’épaule
Suffirait
au bien et au mal
21
02 2024
Sur
d’autres horizons