mardi 24 septembre 2024

le temps qui reste

 

LE TEMPS QUI RESTE

 

Qu’il est beau ce poème

Sur le temps qui reste

Qui pourtant s’égraine

Geste après geste…

 

Les jours qui passent

Le déchirent en lambeaux

Nous laissant face à face

Avec nos oripeaux…

 

Qu’importe les haillons

Du costume du temps

Il reste toujours l’horizon

A la rose des vents…

 

Ce temps qui nous est compté

Et dont nous sommes comptables

Se fractionne en éternité

Sauf au moment de quitter la table…

 

En fait un compte à rebours

Avec un cahier des charges

Qui vaut bien le détour

A n’importe quel âge…

 

Une volée de marches

Escaladées en courant

Ou autre démarche

D’un pas lourd et pesant…

 

Le temps qui reste

Une somme de lendemains

Avant de finir son assiette

Après qu’in ne reste plus rien…

 

24 9 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 17 septembre 2024

tu aurais pu

 

Tu aurais pu

Rester parmi nous…

La vie n’a pas voulu…

Nous formions un tout…

 

Tu aurais pu vivre

Encore un peu

Avant de refermer le livre

Des jours heureux…

 

Nous t’aimions tous

A en perdre haleine

Avant que la vie te pousse

Vers ces contrées lointaines

 

D’où l’on ne revient pas

Changeant une présence

En souvenirs de joie

Mais qui n’ont plus d’importance…

 

Tu es partie

Pour ce grand voyage

Sur cette mer infinie

Où hélas tout finit en naufrage…

 

Mais la vie sépare

Ceux qui s’aiment

C’est un grand départ

Et la fin du poème…

 

Nous sommes des feuilles mortes

Que balaie le vent de l’automne…

Qui savent que derrière la porte

Ne se trouvent que des hommes…

 

Ephémères et mortels

Mais il reste cette grande force

Celle de l’intemporel

Entre l’arbre et l’écorce…

 

17 9 2024

 

POUR JP

jeudi 11 juillet 2024

les grandes écoles

 

 

 

Les grandes écoles

 

Toute une stratégie

Dans les grandes écoles

Celle de la diplomatie

Et des jeux de rôle…

 

Maitriser la colère

Et les humiliations

Être un bon parlementaire

Malgré les vexations…

 

Briller par sa superbe

Et les ronds de jambe

Avoir le bon verbe

Et le sourire à la demande…

 

Parler avec emphase

En contrôlant la voix

Avoir les bonnes phrases

Et le meilleur émoi…

 

Le sang bleu ne ment pas

Et la cuillère en argent

Du métal de bon aloi

Pour courbettes et entregent…

 

Les salons de Voltaire

Sont des scènes idéales

Pour le savoir faire

Et les chorégraphies sans morale…

 

Le bon ton est de rigueur

Comme la bonne mesure…

On y apprend toute la ferveur

Dont a besoin l’imposture…

 

Il faut être de bonne naissance

Pour exceller dans cette pédagogie

Et une éclectique outrecuidance

Pour générer un ordre établi…

 

Le pouvoir donne des ailes

Et flatte l’égo

Comme il remplit l’escarcelle

En courbant le dos…  11 7 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jeudi 4 juillet 2024

responsable mais non coupablrResponsable mais non coupable Les enfants d’aujourd’hui Sont les adultes de demain Dans ce monde en folie A l’effrayant destin… Saurons-nous un jour Que nous allons trop loin Et que le manque d’amour Sera notre déclin… Le système a bon dos On l’accuse de tout… Les victimes sont des bourreaux Et les raisonnables des fous ! Dans ce monde en faillite Taillable et corvéable Fatalités et démérites Mangent à la même table ! Les imposteurs partagent le festin Et font égoïstement la fête Négligeant ceux qui ont faim Ne leur laissant que les miettes Dans les jardins de la vie De faux jardiniers Plantent des orties Plutôt que des rosiers… Notre monde en jachère Est rempli de mauvaises herbes… Qui génèrent la colère De ceux qu’elle exacerbe 4 7 2024

 

Responsable mais non coupable

 

Les enfants d’aujourd’hui

Sont les adultes de demain

Dans ce monde en folie

A l’effrayant destin…

 

Saurons-nous un jour

Que nous allons trop loin

Et que le manque d’amour

Sera notre déclin…

 

Le système a bon dos

On l’accuse de tout…

Les victimes sont des bourreaux

Et les raisonnables des fous !

 

Dans ce monde en faillite

Taillable et corvéable

Fatalités et démérites

Mangent à la même table !

 

Les imposteurs partagent le festin

Et font égoïstement la fête

Négligeant ceux qui ont faim

Ne leur laissant que les miettes

 

Dans les jardins de la vie

De faux jardiniers

Plantent des orties

Plutôt que des rosiers…

 

Notre monde en jachère

Est rempli de mauvaises herbes…

Qui génèrent la colère

De ceux qu’elle exacerbe

 

4 7 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 21 juin 2024

l'orée du bois dormant

L' orée du bois dormant

 

L’orée du bois dormant

 

Sur la pointe des pieds

Sans faire de bruit

Pas comme une célébrité

Ou une gloire de la patrie…

 

Sans tambour ni trompette

Et sans catafalque

Je quitterai la fête

Sans le moindre masque…

 

J’irai enfouir mes rides

Sous mes chers pissenlits

Ailleurs qu’aux Invalides

Où dorment quelques ennemis…

 

Sans colifichets ni fioritures

Et surtout sans mascarade…

Un adieu sans dorures

Comme une galéjade !

 

Je tirerai une révérence

Avec une dernière grimace

Une ultime outrecuidance

Et laisserai ma place…

 

Je laisserai derrière moi

Pamphlets et satires…

Sur un regard sans effroi

Je quitterai le pire…

 

De cette comédie humaine

Cacophonique fresque

Où les fausses notes souveraines

Assourdissent ce siècle…

 

20 06 2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mardi 28 mai 2024

sos

 

SOS

 

Le monde devient fou

On vit dans la tempête…

Malmenés par les remous

Avec du mal à sortir la tête…

 

Et les gens vont et viennent

Comme s’il ne se passait rien

Résignés à leur peine

Et à leur sombre destin…

 

Je suis effaré par cette résignation

A ce consternant chaos

Qui devrait être indignation

Et désir de renouveau…

 

Une dystopie nous guette

Que nous banalisons

En baissant la tête

Sans regarder l’horizon…

 

Ces réalités contemporaines

Se passent sans la moindre alarme

Avec une banalisation souveraine

Presque sans état d’âme…

 

Nous allons laisser à nos enfants

Le contraire d’un éden…

Un monde proche du néant

Victime du système…

 

Intellectuelle léthargie

Avec ses tentacules…

Véritable anesthésie

Grâce à laquelle on recule…