samedi 28 octobre 2017

poème sérieux

Poème sérieux

Je cherche un terrain vide
Pour ma modeste dépouille…
Et édifier ma pyramide
Pour de futures fouilles !

Je mettrai dans mon sarcophage
Mes centaines de poèmes
Pour essentiel bagage
Sans oublier celles que j’aime…

Ma poupée gonflable
Et ma jolie Choupette…
Dociles et toujours affables
Pour faire la fête !

Peut-être aussi
Un bouquet de pissenlits
Pour les quelques ennemis
Qui m’auraient bêtement suivi !

Ils dégusteraient  leurs racines
Et mon souvenir dérangeant
Et leurs tiges fines
Seraient des oursins piquants !

J’emporterai l’image
De ceux que j’aurais connus…
Et aimés en faux partage
Et qui ne me l’auront pas rendu !

Je laisserai aux vivants
Ce monde sans humanité
Fait de faux semblants
A la recherche de son identité…

J’aurais fait le tour
Des péchés du monde
Et de son manque d’amour
Dont la détresse est profonde…

28 10 2017

















samedi 30 septembre 2017

apprendre

Apprendre

Apprendre à se donner tort
Quand ses raisons se lézardent
A lâcher enfin le mors
Quand le doute se hasarde…

Apprendre à connaître le vent
Qui fait tourner les girouettes
Qui cachent derrière leurs paravents
Chacune de leurs pirouettes…

Apprendre à admettre
Que la faiblesse peut être une force
Quand l’élève devient un maître
Tels l’arbre et l’écorce…

Apprendre à savoir qui nous sommes
Et à négocier nos démons
Avec les inévitables fantômes
De nos acceptations…

Apprendre à effriter un cœur de pierre
Pour adoucir une douleur…
Et faire d’un instant éphémère
Une éternité de bonheur…

Apprendre à gérer ses paroxysmes
Et la trompeuse passion
Qui conduit à l’élitisme
Par les méandres de sa justification…

Apprendre à vivre de ses origines
En poursuivant son idéal…
Sans rien renier de ses racines
Et mettre en gerbe ses fleurs du mal…

Dans le jardin de ses valeurs
Poussent de beaux fruits…
Dans ceux de ses erreurs
Des vers se sont introduits…

30 9 2017















jeudi 28 septembre 2017

combien d'errances

VCombien d’errances
En salle des pas perdus
Au cours d’une existence
Et de ses valeurs vécues

Combien de bohèmes
En quête d’identité
A la recherche de soi-même
Et de sa vérité

Sur la route de la vie
On cherche les fondations
De son propre édifice

Que l’on a construit
A tort ou à raison
En usant d’artifices…

dimanche 24 septembre 2017

un monde perdu

Un monde perdu

Le monde est en marche
Il avance avec ses heurts
Brandissant son panache
Comme un rouleau compresseur…

Dans le trou du progrès
Qu’il creuse jour après jour
Sans le faire exprès
Il enfouit le manque d’amour

D’une société malade
Qui marche sur la tête
Avec des allures de bravade
En se donnant des airs de fête !

Trop peu d’hommes
Font beaucoup de lois
Brandissant leurs icônes
Pour le plaisir des rois…

S’arrogeant la marche du siècle
Au mépris de celle de la vie…
Tandis que sous le couvercle
La pression s’intensifie…

Nous assistons placides
Vaguement consternés
A cette terre aride
Où nous sommes tous nés…

Où nous allons aussi mourir
Sans l’avoir voulu
Sans vraiment d’avenir
Après avoir mal vécu !

Nous foulons aux pieds
Ce que nous adorons…
En brûlant sur un bûcher
Le fruit de nos actions…


24 9 2017



















mercredi 26 juillet 2017

vendredi 21 juillet 2017

la photo qui fait tâche

La photo qui fait tâche

Pour quelques centimètres
Débordant du cadre
La photo du Maître
Se règlera à coups de sabre !

Les trente-six mille communes
Vont connaître un dilemme…
Ou aboyer à la lune
Ou choisir avec flegme

De  découper la tête
Pour faire bonne mesure…
Comme pour Marie Antoinette
Mais pas dans la sciure…

Les trente sixièmes dessous
De la République
Vont avoir un mal fou
Pour plaire à la Politique !

Une photo qui déborde
Du cadre de son cercle…
C’est un pays qui se saborde
Et fait sauter le couvercle !

Crime de lèse-majesté
Dirait Narcisse devant sa mare…
Le malaise de la société
A la valeur d’une tare !

Que va faire la photo rétive
Pour rentrer dans sa cage…
Est-ce-que mes rimes subversives
La sortiront de sa marge… ?

Mon poème est une mascarade
Et un dérisoire pied de nez
A une société malade
Et à un bouquet de fleurs fanées…


21 07 2017





















samedi 8 juillet 2017

à guichets fermés

A guichets fermés
L’été d’une quarantaine
Et un chiffre fatidique…
Pas de quoi en faire un poème
Qui ne sera même pas biblique…
Sous le soleil de juillet
Au parfum de Provence
Le rideau va se baisser
Sur le théâtre d’une échéance…
La pièce s’achève
Et les acteurs s’en vont…
C’est la fin d’un rêve
Et de ses représentations…
Il ne restera plus
Qu’à quitter les planches
Du théâtre des pas perdus
Sans effets de manches…
Quel mauvais dramaturge
A osé écrire ce rôle…
D’un jardin qui s’insurge
Contre les fleurs qui s’étiolent…
Le régisseur fermera derrière lui
Et éteindra la lumière…
Le spectacle est fini…
La pièce devait être éphémère !
Le temps passe et court
Après la mémoire…
Mais les histoires d’amour
Se cachent derrière le miroir…
Dont le tain a disparu
Ecaillé par le temps…
Celui d’un vécu
Réduit à néant.
07 07 2017