jeudi 14 juin 2018

de bouche à oreilles


De bouche à oreilles…



Les rumeurs dévalent les rues

Comme des poussières

Cherchant des oreilles à l’affut

Du moindre courant d’air…



Grâce au bon Eole

Qui les emporte…

A une allure folle

Vers de nouvelles portes…



Autant d’odeurs malsaines

Polluant les rues de la vie…

Comme un manque d’hygiène

Que n’évacue nulle voirie…



La malveillance est un égout

En principe pour eaux usées…

Synonyme de mauvais goût

Pour riverains désabusés…



Chez combien de natures

S’impose un ravalement de façade…

Une réfection des peintures

Pour cacher leurs mascarades…



Des travaux s’imposent

Au cœur de leur maison…

Comme planter des roses

Pour décorer leur balcon…



Et balayer devant sa porte

Plutôt que celle du voisin…

Afin que le diable n’emporte

Ses poussières au loin…



Nous ne sommes qu’un chapitre

Du livre d’histoire…

Et dans des milliards de litres

Une goutte d’eau dérisoire !





Les rumeurs battent la campagne

Et grimpent à l’arbre du temps

Comme à un mât de cocagne…

Et autant en emporte le vent…

14 06 2018






















samedi 9 juin 2018

dimanche 3 juin 2018

le train de la vie


Le train de la vie



 Voyage pour aujourd’hui ou demain

Pouvant conduire à tout…

Ou mener à rien

Ailleurs et n’importe où…



Des arrêts aléatoires

Sur des voies de garage…

Des départs illusoires

A la merci d’un aiguillage…



Des arrêts facultatifs

En gare de chance…

Un terminus définitif

Le hasard est une insolence…



Un voyage dans le temps…

Une sorte d’histoire d’amour

Qui décide inopportunément

Des aléas du parcours…



Ça ressemble à un théâtre

Où de drôles de voyageurs

Animent un décor de plâtre

Avec d’immobiles acteurs…



Le coût du billet parfois se mute

En heureux aller-retour…

Ou en marché de dupes

Et tourne court…



 Le train de la vie

Voyage dans l’inconnu

Où rien n’est choisi

Pour forger son vécu…



Au fil du hasard

Le temps s’éparpille…

Donnant au regard

L’image d’un jeu de quilles…



Certains tunnels

Etirent l’horizon…

Tel un écheveau de laine

Plus ou moins long…  03 05 2018






































samedi 14 avril 2018

merci monsieur Pagnol


Merci monsieur Pagnol

Pour vos succulentes fresques

Ce théâtre de Guignol

Ces querelles pittoresques…



Vos caricatures à la Rému

Les mimiques de Fernandel

Ce théâtre de rue

Cher à Daudet et à ses ailes !



Qui n’ont pas fini de tourner

Du haut de leurs moulins

Brassant le parfum des genets

De la lavande et du romarin !



On chuchote comme à confesse

Sur le passage d’Angèle…

Une vague histoire de fesses

Avec l’accent de Fernandel !



De la pure Florette

Au perfide Ugolin

Les œillets font la fête

Quand la source prend fin…



De garrigues en vallons

De plaines en collines

Au fil des quatre saisons

Vos récits s’imaginent !



Les mots s’envolent

Quand chante l’accent

Comme de farandoles

 S’ébrouant dans le vent !



Des mots qui parlent avec les mains

En faisant de grands gestes

Pour dire tout et rien…

Du grand art comme la sieste !



Votre œuvre est immortelle

Et peuplent les mémoires…

Troubadours et ménestrels

En font toute une histoire !



14 04 2018



























































Merci monsieur Pagnol

Pour vos succulentes fresques

Ce théâtre de Guignol

Ces querelles pittoresques…



Vos caricatures à la Rému

Les mimiques de Fernandel

Ce théâtre de rue

Cher à Daudet et à ses ailes !



Qui n’ont pas fini de tourner

Du haut de leurs moulins

Brassant le parfum des genets

De la lavande et du romarin !



On chuchote comme à confesse

Sur le passage d’Angèle…

Une vague histoire de fesses

Avec l’accent de Fernandel !



De la pure Florette

Au perfide Ugolin

Les œillets font la fête

Quand la source prend fin…



De garrigues en vallons

De plaines en collines

Au fil des quatre saisons

Vos récits s’imaginent !



Les mots s’envolent

Quand chante l’accent

Comme de farandoles

 S’ébrouant dans le vent !



Des mots qui parlent avec les mains

En faisant de grands gestes

Pour dire tout et rien…

Du grand art comme la sieste !



Votre œuvre est immortelle

Et peuplent les mémoires…

Troubadours et ménestrels

En font toute une histoire !



14 04 2018


























































MERCI monsieur Pagnol


Merci monsieur Pagnol

Pour vos succulentes fresques

Ce théâtre de Guignol

Ces querelles pittoresques…



Vos caricatures à la Rému

Les mimiques de Fernandel

Ce théâtre de rue

Cher à Daudet et à ses ailes !



Qui n’ont pas fini de tourner

Du haut de leurs moulins

Brassant le parfum des genets

De la lavande et du romarin !



On chuchote comme à confesse

Sur le passage d’Angèle…

Une vague histoire de fesses

Avec l’accent de Fernandel !



De la pure Florette

Au perfide Ugolin

Les œillets font la fête

Quand la source prend fin…



De garrigues en vallons

De plaines en collines

Au fil des quatre saisons

Vos récits s’imaginent !



Les mots s’envolent

Quand chante l’accent

Comme de farandoles

 S’ébrouant dans le vent !



Des mots qui parlent avec les mains

En faisant de grands gestes

Pour dire tout et rien…

Du grand art comme la sieste !



Votre œuvre est immortelle

Et peuplent les mémoires…

Troubadours et ménestrels

En font toute une histoire !



14 04 2018


























































mardi 10 avril 2018

l'âge du temps


L’âge du temps



Les anciens s’interrogent…

Alors que les jeunes savent…

Les convictions se forgent

Et s’abîment comme des épaves…



Comment savoir

Ce que l’on sait vraiment…

Les faits sont un miroir

A contempler souvent…



Le complexe de supériorité

Nait de l’exercice de la fonction…

Le temps parle à l’humilité

Et c’est l’âge qui lui répond…



Nulle certitude

Ne survit au doute…

Malgré les habitudes

Qui en sont les clés de voute…



Le savoir est une exploration

En territoire inconnu…

Une sorte d’ascension

Faite de pas perdus…



De bouffées de poussière

De faux pas et de chutes…

De nombreux genoux à terre

Et de fréquentes culbutes…



Autant de fois on se relève

Avec cette folle foi

En la poursuite de nos rêves

Parce qu’ils sont notre choix !



Mais la connaissance

Est un dur sommet

Dont aucune expérience

N’en garantit le succès !



Finalement nous ne savons

Que ce que nous pouvons vivre…

Et ce que nous apprenons

Devient notre seul livre…



10 04 2018
















samedi 24 mars 2018