vendredi 19 avril 2019

N D de la honte


Notre Dame de la honte



Une montagne de pierres

Et un gros tas de bois…

Contre un cœur de pierre

Et une langue de bois…



La honte a pris de l’ampleur

Qui quantifie les misères…

Telles d’autres valeurs

Que le feu génère…



Si la pluie d’écus

Eût été de l’eau…

Ce feu eût été vaincu…

L’argent a bon dos !



Comme les passages à niveau

Un incendie en cache un autre…

Différenciant les échos

En distinguant leurs apôtres…



La conscience des valeurs

Est une denrée périssable…

  Un peu comme des fleurs

Plantées dans du sable…



Une pierre jetée sur le Vatican

Comme un pavé dans la mare

Fera moins de boucan

Qu’un pigeon sur la place Saint Marc !



On pleure des ruines

Quand un autre feu

A fait deux victimes

Sous d’autres cieux…



Le clergé et la noblesse

Ont des écus en commun…

Comme deux richesses

Qui ne font qu’un…



Le malheur frappe tous les cœurs…

Même les blasonnés…

La même douleur

Quel que soit le brasier…



19 04 2019 


















mercredi 17 avril 2019

le feu sacré


Le feu sacré



La flèche qui visait la lune

Ne piquera plus le ciel…

Témoin d’une infortune

Achevée en étincelles…



Des pierres calcinées

Et du bois en charbon

Sont partis en fumée…

Sinistre crémation !



Combien de pauvres sont émus

Pourtant privés de vaisselle…

Par cette pluie d’écus

Déliant bourses et escarcelles…



D’un claquement de doigts

Ce déluge d’écus

Eteindra les braises du bois…

Qui l’eût cru !



La vieille dame de Paris

Renaîtra de ses cendres…

Et mes modestes cris

Iront se faire pendre !



Quelque lignes pamphlétaires

Ne calmeront pas le jeu…

Car ce bois et ces pierres

Sont un tout autre enjeu…



Rien ne console personne

Du malheur des uns et des autres…

Mais l’adulation d’une icône

Fait beaucoup d’apôtres !



Un cimetière de ventres creux

Et d’enfants qui meurent

Est le reflet peu glorieux

D’une société qui se leurre…



Sur l’échelle des valeurs

Chaque chose a sa place…

Mais hisser ainsi les couleurs

Peut laisser de glace…



17 4 2019






















mercredi 3 avril 2019

Avoir et être


Avoir et être



Drôles d’auxiliaires

Pour conjuguer la vie…

Verbes à tout faire

Aux figures infinies…



Pierre après pierre

Lentement on l’édifie

Avec des matériaux éphémères

Voués un jour à l’oubli…



L’homme ce colosse

Aux pieds d’argile

Face à d’autres forces

Se montre très fragile…





Entre briller et paraître

Il cherche l’équilibre…

Entre avoir et être

Fouillant dans le livre…



Les moulins de sa vie

Tournent au gré du vent

De ses passions et acquits

Plus ou moins lentement…



Michel Ange de l’absurde

Il peint sa chapelle…

D’un pinceau rude

Avec des cris d’airelle !



Le choix de ses couleurs

Est souvent de mauvais goût…

Comme la morale de ses valeurs

Fonctionne sans garde- fous !



Aux confins des étoiles

On sous un lopin de terre

Il peindra sa dernière toile

Avec des couleurs éphémères…



Comme un piètre artiste

Au déclin de sa gloire

Après son dernier tour de piste

A la fin de son histoire…

4 4 2019

















Avoir et être



Drôles d’auxiliaires

Pour conjuguer la vie…

Verbes à tout faire

Aux figures infinies…



Pierre après pierre

Lentement on l’édifie

Avec des matériaux éphémères

Voués un jour à l’oubli…



L’homme ce colosse

Aux pieds d’argile

Face à d’autres forces

Se montre très fragile…





Entre briller et paraître

Il cherche l’équilibre…

Entre avoir et être

Fouillant dans le livre…



Les moulins de sa vie

Tournent au gré du vent

De ses passions et acquits

Plus ou moins lentement…



Michel Ange de l’absurde

Il peint sa chapelle…

D’un pinceau rude

Avec des cris d’airelle !



Le choix de ses couleurs

Est souvent de mauvais goût…

Comme la morale de ses valeurs

Fonctionne sans garde- fous !



Aux confins des étoiles

On sous un lopin de terre

Il peindra sa dernière toile

Avec des couleurs éphémères…



Comme un piètre artiste

Au déclin de sa gloire

Après son dernier tour de piste

A la fin de son histoire…

4 4 2019

















Avoir et être



Drôles d’auxiliaires

Pour conjuguer la vie…

Verbes à tout faire

Aux figures infinies…



Pierre après pierre

Lentement on l’édifie

Avec des matériaux éphémères

Voués un jour à l’oubli…



L’homme ce colosse

Aux pieds d’argile

Face à d’autres forces

Se montre très fragile…





Entre briller et paraître

Il cherche l’équilibre…

Entre avoir et être

Fouillant dans le livre…



Les moulins de sa vie

Tournent au gré du vent

De ses passions et acquits

Plus ou moins lentement…



Michel Ange de l’absurde

Il peint sa chapelle…

D’un pinceau rude

Avec des cris d’airelle !



Le choix de ses couleurs

Est souvent de mauvais goût…

Comme la morale de ses valeurs

Fonctionne sans garde- fous !



Aux confins des étoiles

On sous un lopin de terre

Il peindra sa dernière toile

Avec des couleurs éphémères…



Comme un piètre artiste

Au déclin de sa gloire

Après son dernier tour de piste

A la fin de son histoire…

4 4 2019
















mercredi 6 mars 2019

la mer de l'oubli


La mer de l’oubli



Combien de messages

Jetés à la mer

 Ont fait naufrage

Avant de toucher terre…



Comme autant de rêves

Qui se sont échoués

Sur quelque grève

Après avoir espéré…



Les écueils à fleur d’eau

Tourmentent les vagues…

Brisant leur assaut

Et enfin les narguent…



Les amours naufragées

Sombrent dans l’écume…

Comme des histoires inachevées

Ou des Pierrots de lune…



Pantins désarticulés

Dont on ne tire plus les ficelles…

Promesses désavouées

Printemps sans hirondelles…



Dans le calme du lagon

Meurent les flots tumultueux

Qui contre toute raison

Ne sont plus valeureux…



Les vagues scélérates

Déferlent, récurrentes,

Et finalement s’éclatent

Sur la plage, écumantes, …



La mer de l’oubli

N’a pas de mémoire…

Et pratique le déni

Tels des soldats sans gloire…



6 3 2019

















































La mer de l’oubli



Combien de messages

Jetés à la mer

 Ont fait naufrage

Avant de toucher terre…



Comme autant de rêves

Qui se sont échoués

Sur quelque grève

Après avoir espéré…



Les écueils à fleur d’eau

Tourmentent les vagues…

Brisant leur assaut

Et enfin les narguent…



Les amours naufragées

Sombrent dans l’écume…

Comme des histoires inachevées

Ou des Pierrots de lune…



Pantins désarticulés

Dont on ne tire plus les ficelles…

Promesses désavouées

Printemps sans hirondelles…



Dans le calme du lagon

Meurent les flots tumultueux

Qui contre toute raison

Ne sont plus valeureux…



Les vagues scélérates

Déferlent, récurrentes,

Et finalement s’éclatent

Sur la plage, écumantes, …



La mer de l’oubli

N’a pas de mémoire…

Et pratique le déni

Tels des soldats sans gloire…



6 3 2019

















































La mer de l’oubli



Combien de messages

Jetés à la mer

 Ont fait naufrage

Avant de toucher terre…



Comme autant de rêves

Qui se sont échoués

Sur quelque grève

Après avoir espéré…



Les écueils à fleur d’eau

Tourmentent les vagues…

Brisant leur assaut

Et enfin les narguent…



Les amours naufragées

Sombrent dans l’écume…

Comme des histoires inachevées

Ou des Pierrots de lune…



Pantins désarticulés

Dont on ne tire plus les ficelles…

Promesses désavouées

Printemps sans hirondelles…



Dans le calme du lagon

Meurent les flots tumultueux

Qui contre toute raison

Ne sont plus valeureux…



Les vagues scélérates

Déferlent, récurrentes,

Et finalement s’éclatent

Sur la plage, écumantes, …



La mer de l’oubli

N’a pas de mémoire…

Et pratique le déni

Tels des soldats sans gloire…



6 3 2019

















































La mer de l’oubli



Combien de messages

Jetés à la mer

 Ont fait naufrage

Avant de toucher terre…



Comme autant de rêves

Qui se sont échoués

Sur quelque grève

Après avoir espéré…



Les écueils à fleur d’eau

Tourmentent les vagues…

Brisant leur assaut

Et enfin les narguent…



Les amours naufragées

Sombrent dans l’écume…

Comme des histoires inachevées

Ou des Pierrots de lune…



Pantins désarticulés

Dont on ne tire plus les ficelles…

Promesses désavouées

Printemps sans hirondelles…



Dans le calme du lagon

Meurent les flots tumultueux

Qui contre toute raison

Ne sont plus valeureux…



Les vagues scélérates

Déferlent, récurrentes,

Et finalement s’éclatent

Sur la plage, écumantes, …



La mer de l’oubli

N’a pas de mémoire…

Et pratique le déni

Tels des soldats sans gloire…



6 3 2019
















































samedi 23 février 2019

samedi 16 février 2019

vendredi 1 février 2019

Pâquerettes...


Pâquerettes…



Par-dessus mon épaule

Je vois à travers le miroir

Les mille rôles

Que la vie m’ait fait choir…



Mes écoles buissonnières

Et mes choix aléatoires…

Toutes les ornières

Témoins de mon histoire…



Les ombres et lumières

De mes rêves de gosse…

Toutes les couleurs identitaires

Jalonnées de bosses…



Mes largages d’amarres

Pour aller nulle part…

Les vaines bagarres

Qui ont mouillé mes pétards !



On appelle les cheveux blancs

Les pâquerettes de cimetière…

Comme les rides gravent le temps…

Sur les visages qu’elles éclairent…



Je trouverai bien un jour

Un carré de vieilles herbes

Pour y enfouir mes mortes amours

Et mes derniers verbes…



Ce sera un jardin sauvage

Semé d’outrances

Après avoir extrait de mon âge

Toute sa quintessence…



Une vie de toutes les couleurs

Avec les nuances du peintre

Mérite bien quelques heurts

Sans qu’il faille feindre !



En creusant mon jardin

Plus tard on trouvera

Une lampe d’Aladin

Et ce génie d’autrefois… 01 02 2019