mercredi 9 octobre 2019

L'enfance


L’enfance



Où se blottissent douillettement

Les rêves de demain…

Ceux qui nous amènent au firmament

En nous prenant par la main…



Dont on ne guérit pas vraiment

En devenant adultes…

Parce qu’un enfant

N’oublie pas ses tumultes…



Sur la mer des souvenirs

Les vagues s’entrechoquent…

Qu’on ne peut retenir

Et dont l’avenir se moque…



Dans l’orchestre de la vie

Il y a le cœur et la raison…

Deux instruments qui oublient

De jouer la même partition…



L’enfance est un refuge

Un nid de privilèges…

Qui souvent s’insurgent

Contre ses sortilèges…



Un jardin secret

Pour pudeur et mensonge…

Un havre de paix

Pour ses mille songes…



La solitude et la nostalgie

Sont ses compagnons…

Et quelques acquits…

 Des problèmes sans solutions !



L’enfance mature n’existe pas…

Dans la quiétude ou la tourmente

On avance pas à pas

A coup de rêves ou d’espérances



Sur un arbre perché

On est en sursis…

Un oiseau ne sachant voler

Et pouvant tomber du nid…



9 10 2019












































mercredi 2 octobre 2019

L'année lumière


L’année lumière



Unité de mesure

Qui calcule l’univers

Et qui assure

Notre passage sur terre…



Elle crée les différences

En psychologie comportementale…

Etablit le degré d’intolérance

Et le fameux sens moral…



Avec ses habituelles dualités…

La bêtise et l’intelligence…

 Le mensonge et la vérité…

Le savoir et l’ignorance…



Elle est le mètre étalon

Qui mieux que ça mesure

La vraie dimension

Des imbéciles par nature !



L’année lumière

Soit une éternité

C’est le temps nécessaire

Pour trouver une identité…



Et celui dont certains ont besoin

Pour déchiffrer le message…

A savoir le sens de l’humain

Le temps de notre passage…



La vie répartit les rôles…

Et les fonctionnalités…

Les uns sont une épaule…

D’autres des opportunités…



On peut vivre la tête dans le sable

Comme les autruches…

En oubliant qu’il est friable,

Que la société est une ruche,



Mais une année lumière

A ceci de provisoire

Qu’elle est éphémère

Et forcément aléatoire…



2 10 2019






































dimanche 29 septembre 2019

La route de la vie


La route de la vie



Sur la route de la vie

On use ses souliers…

Depuis qu’on est petit

On traine les pieds…



On projette à l’horizon

Le dessin de ses rêves…

Dans la galette de la raison

On cherche la fève…



On tourne le dos

Au mauvais côté du miroir…

Afin de recevoir en cadeau

La recette du savoir…



Mais tout n’est que compromis…

Et les choses se réalisent

Entre lacunes et acquits

Dès qu’un feu les attise…



Nous courons après des thèmes

Tels l’amour ou la vérité…

Ecrivant son poème

Avec des mots en liberté…



Il était une fois

Je cherche le bonheur…

La route de la foi

S’illustre par ses heurts…



Mais si l’on croit aux licornes

On peut croire à la chance…

Dans la vie d’un homme

Le hasard est en soi une échéance…



Sur la route de la vie

J’ai usé mes semelles

A faire grâce à mes acquits

La paix avec mes querelles !



29 09 2019




















dimanche 22 septembre 2019

la vie sans amour


La vie sans amour



Des questions sans réponses

Ou un dialogue de sourds…

Un buisson de ronces

Ou un aller sans retour…



Colosse aux pieds d’argile

L’amour est un monument…

Mais ô combien fragile

Pouvant être réduit à néant…



Un amoureux éconduit

Un marin dans la tourmente…

Un oiseau tombé du nid

Une âme errante…



Du fond des âges

Sonnets et alexandrins

 Disent le même message…

Aimer aujourd’hui moins…



Que demain qui sera trop tard…

 Car c’est sur le présent

Qu’il faut porter son regard

Sauf si l’on se ment…



Un ciel plein d’étoiles

Ou un ciel de traine…

On hisse les voiles

Ou le cœur est en berne…



L’amour, une alchimie

Mystérieuse et inextricable…

Aux ingrédients sans magie …

Et matériaux friables…



Une voie sans issue

Ou un merveilleux voyage…

Une salle des pas perdus

Une odyssée ou un naufrage…



22 9 2019
















samedi 31 août 2019

Le bout du monde


Le bout du monde



Souvent près de chez soi…

Dans le jardin de sa vie

Où poussent des fleurs de choix…

Celles qu’on y a enfouies…



La route des souvenirs

Est longue et bosselée…

La mémoire n’a que l’avenir

Qu’on lui a rappelé…



Il n’y a pas d’excellence

Dans l’album de la vie…

C’est notre résilience

Qui en gère les acquits…



Le bout du monde

La porte à côté…

Mais on fait la ronde

Pour des futilités…



La vie est sans réponses

Aux questions essentielles…

Pourquoi on fonce…

Qu’est ce qui donne des ailes…



Le temps est un mystère

 Une hypothétique énigme…

 Le peu de temps passé sur terre

N’explique pas des roses les épines…



Les certitudes sont aléatoires

Et rien ne vaut de vivre…

En remplissant sa mémoire

Des chapitres du livre…





La terre promise à l’horizon

N’est pas cachée

Loin de sa maison…

C’est là qu’il faut chercher…





Les ruines de sa vie

Peuvent renaître…

Une étincelle suffit…

Un simple peut-être…   31 8 2019




























vendredi 30 août 2019

rêverie


Rêverie



Mon air de premier communiant

Et de premier de la classe

M’ont fait rêver en grand

Malgré ma vue basse !



Je savais déjà

Tout ce que j’ignorais

Et même au-delà

Mais je savais rêver !



J’étais Cupidon

Cet archer de l’amour

Au cœur polisson

Qui de ses sabots lourds



 Enfourchait Pégase

Comme un Chaïtane…

Parcourant avec emphase

Du Labyrinthe les arcanes …



Je sortis de l’eau

Narcisse qui se noyait…

Il se trouvait beau

Sans savoir nager !



J’ai sculpté Galatée

Pour en tomber amoureux…

Son cœur de rocher

Était délicieux !



Pomone m’ouvrit les portes

De son verger légendaire…

Ses fruits en cohorte

Etaient d’or et de lumière…



Je parcourus le ciel

En compagnie d’Icare…

Il me prêta ses ailes

Et le soleil fut mon phare…



J’ai fait tout ça

Dans ma vie de mythomane

Et même au-delà…

Le rêve est une éclectique manne !



30 8 2019











Rêverie



Mon air de premier communiant

Et de premier de la classe

M’ont fait rêver en grand

Malgré ma vue basse !



Je savais déjà

Tout ce que j’ignorais

Et même au-delà

Mais je savais rêver !



J’étais Cupidon

Cet archer de l’amour

Au cœur polisson

Qui de ses sabots lourds



 Enfourchait Pégase

Comme un Chaïtane…

Parcourant avec emphase

Du Labyrinthe les arcanes …



Je sortis de l’eau

Narcisse qui se noyait…

Il se trouvait beau

Sans savoir nager !



J’ai sculpté Galatée

Pour en tomber amoureux…

Son cœur de rocher

Était délicieux !



Pomone m’ouvrit les portes

De son verger légendaire…

Ses fruits en cohorte

Etaient d’or et de lumière…



Je parcourus le ciel

En compagnie d’Icare…

Il me prêta ses ailes

Et le soleil fut mon phare…



J’ai fait tout ça

Dans ma vie de mythomane

Et même au-delà…

Le rêve est une éclectique manne !



30 8 2019










mercredi 28 août 2019

Bonnet d'âne


Bonnet d’âne



Au fond de la classe

A côté du fourneau

J’avais trouvé ma place

Le dos au chaud…



Mes pédagogues désespéraient

Résignés à mon échec scolaire

Presque traumatisés

Qu’aucune étude ne m’éclaire !



Après avoir lu et écrit

Engrangeant des connaissances

Je sais aujourd’hui

L’étendue de mon ignorance !



A savoir que plus on apprend

Au plus on mesure

Qu’infiniment grand

Est le monde de la culture…



L’expérience n’éclairant

Que le chemin parcouru…

Tout ce qui est devant

N’est qu’un futur vécu !



C’est surement par vengeance

Que je suis devenu autodidacte…

Pour faire la révérence

A mes scolaires actes !

                                                                                                                                                                                     

Je dois à cette immense paresse

Et cette faillite d’étude

D’avoir choisi ce qui m’intéresse

En me semblant moins rude !



Je dois ainsi à mes bohêmes

Un demi-siècle d’écriture

Où j’ai mis dans mes poèmes

Le visage de ma nature.



Le bonnet d’âne

Me va comme un gant…

J’en assume les arcanes

Et j’en souris en rêvant…



28 8 2019



























































Bonnet d’âne



Au fond de la classe

A côté du fourneau

J’avais trouvé ma place

Le dos au chaud…



Mes pédagogues désespéraient

Résignés à mon échec scolaire

Presque traumatisés

Qu’aucune étude ne m’éclaire !



Après avoir lu et écrit

Engrangeant des connaissances

Je sais aujourd’hui

L’étendue de mon ignorance !



A savoir que plus on apprend

Au plus on mesure

Qu’infiniment grand

Est le monde de la culture…



L’expérience n’éclairant

Que le chemin parcouru…

Tout ce qui est devant

N’est qu’un futur vécu !



C’est surement par vengeance

Que je suis devenu autodidacte…

Pour faire la révérence

A mes scolaires actes !

                                                                                                                                                                                     

Je dois à cette immense paresse

Et cette faillite d’étude

D’avoir choisi ce qui m’intéresse

En me semblant moins rude !



Je dois ainsi à mes bohêmes

Un demi-siècle d’écriture

Où j’ai mis dans mes poèmes

Le visage de ma nature.



Le bonnet d’âne

Me va comme un gant…

J’en assume les arcanes

Et j’en souris en rêvant…



28 8 2019