mardi 8 septembre 2015

C’est grave docteur ?

Quand je réfléchis
J’entends que ça résonne…
Comme un cliquetis…
Surement mes neurones !

Ces petites bêtes
Qui m’habitent nombreuses
Remplissent ma tête
De leurs discussions joyeuses !

Ainsi je ne suis pas seul !
J’organise le vent en poupe
Et au cœur de la meule
Des réunions de groupe !

Parfois en désaccord
Les échanges s’animent
Font du corps à corps !
C’est sublime !

Mes psychiatres ne peuvent rien
Et ont rendu leur tablier !
Ils perdaient leur latin
Et ont dû m’oublier !

Même la Faculté des Sciences
N’a pas voulu de mon cerveau
Autant de magnificence
Dépassait leur niveau !

Il y a un monde fou
Dans ma tête…
Sens dessus dessous…
Comme mes pirouettes !

Ils sont au moins douze
Pour la qualité intellectuelle…
Pour une partouze
Ce serait un bon pluriel !!!

08 08 2015















lundi 7 septembre 2015

le temps de cavernes

Le temps des cavernes

Au temps des cavernes
On les tirait par les cheveux…
Depuis elles nous sortent de la taverne
Avant d’y mettre le feu !

Elles se sont vengées
En nous prenant pour des nouilles…
Et nous tirent dans l’intimité
Par là où ça fait…ouille !

Depuis le patron
Est devenu la patronne
Elles portent le pantalon
Et nous les cornes !

Sale temps pour les mouettes
Quand la mer se déchaine…
Elle n’a plus mal à la tête
Et sait briser ses chaînes !

Avant notre seule libido
Avait de la valeur…
Et de les mettre sur le dos
Faisait de nous des vainqueurs !

Depuis le féminisme
A pris le relais
Et avec éclectisme
Elles nous font saliver !

Il n’y a plus de justice
Pour nous pauvres mâles
Qui devons négocier nos vices
Avec leur morale !

Je regrette la caverne
Où je jouais avec le feu…
Et les nombreux cernes
Qui creusaient mes yeux !

Voilà pourquoi un minerai
Aussi périmé que le silex
Que le briquet a remplacé
Ne rime plus avec sexe !!!

07 09 2015

Dédié à moi-même et à quelques milliards d’autres !


dimanche 6 septembre 2015

les crayons de couleur

Les crayons de couleur

Que diable en est-il
De la fameuse vérité
Ce concept volatil
Aux mille identités…

Complice de ses allégeances
Subordonnée à ses contraintes
Et autres convenances
Elle ne peut que feindre !

Toujours opaque
Et  nébuleuse
Derrière ses masques
Elle est insidieuse…

Elle est machiavélique
Et tellement sinueuse
Faite de  flou artistique
Aux allures mielleuses…

Se disant une et indivisible
Elle se fait persuasive
Pour être mieux crédible
Et glisser comme l’eau vive…

Pour devenir mensonge
Au fil de ses méandres
Dès que cesse le songe
Qu’elle réduit en cendres !

Curieux ange sans ailes
Sorcière ou déesse
Répudiée par le ciel
Elle n’a de cesse

De diviser  les êtres
En nourrissant leurs conflits
Cherchant à apparaître
Comme une égérie…

Une bonne fée
Venue au secours
Des tristes effets
De leur manque d’amour…

30 12 2011






les droits de l'homme

Les droits de l’homme

Ça pourrait bien nous plaire
De redorer le blason
Des enfants de la terre
En retrouvant la raison…

Voltaire et Victor Hugo
Avaient fait de notre pays
La valeur de son drapeau
Et une noble patrie…

Depuis les Droits de l’Homme
Sont injustement bafoués
Par le culte d’icônes
Adulées et référencées !

S’essuyer les pieds
Sur notre drapeau
Ne nous fera pas marcher
Beaucoup s’en faut

Sur un sol propre
Et exempt de parjure !
La gestion du désordre
S’accommode de dorures !

Les Sans Culotte
Depuis le Jeu de Paume
Ont commis la faute
D’avoir mal croqué la pomme !

Il fut une fois la révolution...
Une formidable aventure
Dont on n’a pas tiré la bonne leçon !
Sur la copie trop de ratures !

Les couleurs de notre drapeau
Palissent de jour en jour…
Les Droits de l’Homme ont bon dos
Et meurent du manque d’amour…

06 09 2015





























 Les droits de l’homme

Ça pourrait bien nous plaire
De redorer le blason
Des enfants de la terre
En retrouvant la raison…

Voltaire et Victor Hugo
Avaient fait de notre pays
La valeur de son drapeau
Et une noble patrie…

Depuis les Droits de l’Homme
Sont injustement bafoués
Par le culte d’icônes
Adulées et référencées !

S’essuyer les pieds
Sur notre drapeau
Ne nous fera pas marcher
Beaucoup s’en faut

Sur un sol propre
Et exempt de parjure !
La gestion du désordre
S’accommode de dorures !

Les Sans Culotte
Depuis le Jeu de Paume
Ont commis la faute
D’avoir mal croqué la pomme !

Il fut une fois la révolution...
Une formidable aventure
Dont on n’a pas tiré la bonne leçon !
Sur la copie trop de ratures !

Les couleurs de notre drapeau
Palissent de jour en jour…
Les Droits de l’Homme ont bon dos
Et meurent du manque d’amour…

06 09 2015





























un poète

Un poète

Un coup à la tribune
Et pamphlétaire…
Ou aboyant à la lune
Et à ses cratères !

A la recherche d’une scène
Ou d’un chapiteau…
Voire une arène
Avec ses tréteaux !

Le poète est atypique
Rêveur impénitent…
Personnage emblématique
Avec une âme d’enfant…

Dépeignant des caricatures
Ou dessinant des portraits…
Afin qu’au milieu de la figure
Le nez n’ait pas les mêmes traits !

Curieuse alchimie
D’humour et de dérision…
Faisant de la parodie
Une guerre des boutons !

Enfant des quatre saisons
Et de la rose des vents…
Cherchant vers d’autres horizons
De nouveaux enchantements !

Visionnaire ou prophète
 Des lendemains qui chantent…
Font espérer le poète
En répondant à son attente…

Artiste déchu
Aux drôles tours de piste
Et clown farfelu
Au regard un peu triste…


05 09 2015





















vendredi 4 septembre 2015

un fil à la patte

Un fil à la patte……


Serais-je l’avocat du diable
Si je disais des hommes de pouvoir
Qu’ils ne sont pas fiables
N’étant pas des hommes de vouloir ?

Les vérités sont certes subjectives
Et par le système de l’arbitraire
Vous rendez captives
Les masses populaires !

Je ne suis pas révolutionnaire
Ni spécialement morose
Tout au plus un clown en colère
Indigné par certaines choses…

L’apparente sagesse de l’acceptation
N’exclut pas la lucidité
Ni n’implique la résignation
En muselant la vérité !

Mais combien est-il puéril
D’enfoncer une porte ouverte
Tellement il semble facile
De rester inerte !

Et à semer l’indignation
Et exprimer ses doutes
On ne récolte que la désillusion
Tout au long de la route

Qui devrait nous conduire
Au patriotisme
En plus de nous séduire
Et générer un certain prosélytisme !

Le résultat est tout autre
Et nous fait renier des valeurs
Dont nous ne pouvons plus être les apôtres
Par manque de ferveur !

Et pourtant quel bonheur
Serait le nôtre
Si de tout cœur
Nous pouvions être des vôtres !

Mais il est à craindre
Que nous soyons contraints
De toujours feindre
En vivant nos lendemains !

Car vous nous avez mis
Un fil à la patte
Ainsi nous sommes soumis
Conformément à vôtre chartre …. !

6 10 2008





coeur d'artichaut


Un cœur d’artichaut

L’artichaut
Connu pour ses feuilles
Qui lui tiennent chaud
Mais dont  il fait le deuil

Dès qu’on le prend
Pour une marguerite
Car en l’effeuillant
On le déshérite !

Et son cœur mis à nu
Ne vaut plus rien
Après être devenu
Un pauvre pantin !

On le dévore de force
Ou le déguste avec son accord
A telle ou telle sauce
Dans un culinaire corps à corps !

Et souvent il est effeuillé
De ses beaux atours
Devenus des haillons troués
Après le passage de l’amour !

Et c’est en lambeaux
Que le cœur ingénu
Est jeté dans le caniveau
A terme échu !

La vinaigrette
Etait-elle frelatée ?
Ou aigrelette…
Voire périmée !

Un artichaut en cœur
En forme de poire
Comme des fruits et primeurs
Ecrit un page d’histoire !

On le jette après usage
Comme un trognon de pomme
Mais d’abord on le saccage !
Avant que le glas ne sonne !

Dans une autre vie
Je serai un poireau !
Mieux loti à mon avis
Qu’un artichaut !

On me fera surement cuire
Pour faire de la soupe !
Avant de me séduire
Et me mettre sous la coupe !

Je finirai sans doute en potage
Douloureusement ébouillanté !
Mais m’arrangerai au passage
Pour empoisonner !

En me transformant avec joie
En bouillon de onze heures
Le plat de la vengeance se mange froid !
Souvent à contre cœur !!!


19 1 2009