jeudi 14 décembre 2017

l'école buissonnière

L’école buissonnière

L’école de la vie
Où l’on apprend à vivre…
Une autre pédagogie
Ailleurs que dans les livres…

Les bancs de l’école
Y sont des bancs publics…
Dans les courants d’air d’Eole
D’autres règles s’appliquent…

C’est la cour des grands
Où les récréations sont rares…
Où le plumage des paons
D’autres couleurs se parent…

Il y brille un autre soleil…
Rien à voir avec Peter Pan…
La liberté y a un goût de miel
Sans son tapis volant…

Elle est beaucoup plus proche
De Baudelaire et Villon
Avec moins dans les poches…
Que des mondains de salon…

C’est une école buissonnière
Pour un enseignement en marge
Hors des clous, moins linéaire…
Sans diplôme mais pas sans bagage…

On y apprend quand même
Les manières les plus opportunes…
Non pas cet art suprême
D’aboyer à la lune…

Les bonnes rébellions…
Le sens de l’humanité
Loin des fausses compassions
Qui masquent la vérité…

14 12 2017























mercredi 13 décembre 2017

ecrire un poème

Ecrire un poème…

Extraire de l’alphabet
Consones et voyelles…
Ensuite les assembler
Pour leur donner des ailes !

Jouer avec nuances
Des participes passés
Et présents avec abondance…
Sans compter les pieds !

Composer comme on écrit
Une harmonieuse musique…
Une simple mélodie
Ou un crescendo symphonique…

Il n’y a comme notice
Et mode d’emploi
Que quelques artifices
Et un imaginaire de bon aloi…

On fait des phrases
Avec les bons mots…
Sans emphase
Mais avec brio !

Oublier les pleins et les délier
Des manuels scolaires…
Séparer de l’ivraie
Le bon grain de Molière !

J’ai oublié l’essentiel…
Galoper à bride abattue
Sur Pégase et ses ailes
Ou le monter à cru…

C’est un état de grâce…
Comme une vibration…
Etrange et fugace
Qui s’appelle l’inspiration !


13 12 2017












lundi 11 décembre 2017

le vent de l'oubli

Le vent de l’oubli
Combien ont disparu
Sans le moindre bruit…
Une foule d’inconnus
Qui sont partis

Sans laisser de traces
Dans l’anonymat total…
Ils n’avaient plus leur place
Dans l’ordre établi d’un idéal…

Ravalant leurs larmes
Et leurs sanglots…
Malgré leur belle âme
Ils ont fui le troupeau…

La fosse commune
Fut leur dernière demeure…
Ultime infortune
Le mépris ou l’horreur…

Le système les a engloutis
Comme des sables mouvants…
Et ils sont partis
Absorbés par le néant…

Aucune histoire  ne subsiste
De ces âmes naufragées…
Pas même un souvenir triste
Dans les mémoires anesthésiées…

Hommes de rien
Ou de peu de choses…
Juste des êtres humains
Qui quelque part reposent…

Dans la mer de l’oubli
Où ils ont sombrés…
Dernier voyage d’une vie
A peine vraie…

11 12 2017









vendredi 8 décembre 2017

monsieur D''Ormesson

Monsieur D’Ormesson

Ma photo en habit vert
Etait une parodie !
Je le répète en vers
Une simple espièglerie !

Je ne visais pas la coupole
Ni les palmes académiques !
Mais juste cette idée folle
D’avoir celles humoristiques !

C’était un clin d’œil
A l’homme de lettres
Et non à votre fauteuil…
Vous étiez mon Maître !

Vous ce prince de l’humour
Parmi vos contemporains
Qui portiez tant d’amour
A la vie et à l’humain…

Vous avez quitté vos Palmes
Et toutes les choses
De cette vallée de larmes
Tapissées de  ces roses

Que vous avez plantées
Dans le jardin de la culture…
Avec richesse et humilié…
Ainsi votre esprit perdure…

Vous nous avez quittés
Après avoir tant écrit…
Sur cette humanité
Sans pourtant avoir tout dit…

Avec les plus grands
Que vous avez rejoints…
Le souvenir occulte le néant
Par-delà le chagrin…  


8 12 2017



















mercredi 6 décembre 2017

tristesse

Tristesse


Deux étoiles ont disparu
Dans le ciel de la vie…
Avec chacun son vécu
Sa gloire et ses dépits…

Chacun a marqué l’histoire
Avec son mérite personnel…
Une empreinte dans les mémoires
Un artiste et un Immortel…

Qui finalement ne l’étaient pas…
Une excellence littéraire
Contre une populaire aura
Choix d’une Faucheuse arbitraire…

Chaque mort est tragique…
Celle de monsieur tout le monde…
Sans Palmes Académiques
La peine est aussi profonde…

 Sous la prestigieuse  Coupole
Ou sur de célèbres scènes
Chacun a joué son rôle
Brillant  dans on art suprême…

La mort rehausse les fautes
Et pardonne les autres…
Il n’est pas de révoltes
Dont on n’est mauvais apôtre…

La vie est aléatoire
Et la gloire est frivole…
Ce qui la rend dérisoire
Comme une fleur qui s’étiole….

Des lettres de noblesse
S’inscrivent au firmament…
Héritage de richesse
Par-delà le néant…
Dans le ciel des grands glorieux
Homme de lettres ou de paroles
Deux étoiles auront mis le feu
Chacun sous sa Coupole…6 12 2017
















jeudi 30 novembre 2017

Père Noël

Père Noël

Tu as fait la sourde oreille
L’année dernière…
Ou mis ma lettre à la corbeille…
Je te trouve bien délétère !

Je te prenais pour Robin Des Bois
Armé de ta hotte magique
Faisant flèche de tout bois
Pour les rêves modiques !

Même à Livourne
On avait aimé ma lettre !
J’aurais dû écrire à Lourdes
Car tu m’as envoyé paître !

Je demandais pour l’horizon
Moins de grisaille…
Et dans les maisons
 Moins de dîme et de taille…

Qu’on cesse de s’habiller en noir
En plaçant les cimetières
Sous les projecteurs de l’histoire
Eclatant d’arbitraire…

Que chacun devienne son Midas
Et touche les vraies valeurs…
Au lieu de les envoyer à la casse
Et les remplacer par des horreurs…

Que la vie s’illumine
Autour de nous
Et que l’amour s’allume
Dans le cœur des fous…

Qui peut le tout peut le rien…
Et finalement pour ta hotte
C’était au-dessus de ses moyens !
Tant pis pour ma piètre révolte !


30 11 2017









mardi 28 novembre 2017

profits et pertes

Profits et pertes…

Que deviennent les rêves
Qui ne sont pas réalisés…
Finissent-ils sur une grève
Avec les amours naufragées…

Et la mer de son écume
Insensible et sournoise
Balaie ce que nous fûmes
Comme on efface une ardoise…

Jusqu’à la moindre preuve…
La plus petite déception…
Laissant la plage neuve
Pour de nouvelles frustrations…

Le temps est un compte à rebours
Et un manège sans fin…
Qui fait des mortes amours
Un carrousel de pantins…

Le diable tire toujours
La couverture à lui…
Aller simple sans retour
Pour des âmes éblouies…

Qu’il achète au rabais
Comme des soldes…
Ou des cœurs épuisés
Usés jusqu’à la corde…

Tel le tonneau des Danaïdes
La mer est un puits sans fond…
C’est son arbitraire qui décide
Du bienfondé des passions…

Croisières  ou naufrages
Idylles ou tragédies…
L’écume efface les messages
Sur les plages de l’oubli…

27 11 2017