dimanche 29 septembre 2019

La route de la vie


La route de la vie



Sur la route de la vie

On use ses souliers…

Depuis qu’on est petit

On traine les pieds…



On projette à l’horizon

Le dessin de ses rêves…

Dans la galette de la raison

On cherche la fève…



On tourne le dos

Au mauvais côté du miroir…

Afin de recevoir en cadeau

La recette du savoir…



Mais tout n’est que compromis…

Et les choses se réalisent

Entre lacunes et acquits

Dès qu’un feu les attise…



Nous courons après des thèmes

Tels l’amour ou la vérité…

Ecrivant son poème

Avec des mots en liberté…



Il était une fois

Je cherche le bonheur…

La route de la foi

S’illustre par ses heurts…



Mais si l’on croit aux licornes

On peut croire à la chance…

Dans la vie d’un homme

Le hasard est en soi une échéance…



Sur la route de la vie

J’ai usé mes semelles

A faire grâce à mes acquits

La paix avec mes querelles !



29 09 2019




















dimanche 22 septembre 2019

la vie sans amour


La vie sans amour



Des questions sans réponses

Ou un dialogue de sourds…

Un buisson de ronces

Ou un aller sans retour…



Colosse aux pieds d’argile

L’amour est un monument…

Mais ô combien fragile

Pouvant être réduit à néant…



Un amoureux éconduit

Un marin dans la tourmente…

Un oiseau tombé du nid

Une âme errante…



Du fond des âges

Sonnets et alexandrins

 Disent le même message…

Aimer aujourd’hui moins…



Que demain qui sera trop tard…

 Car c’est sur le présent

Qu’il faut porter son regard

Sauf si l’on se ment…



Un ciel plein d’étoiles

Ou un ciel de traine…

On hisse les voiles

Ou le cœur est en berne…



L’amour, une alchimie

Mystérieuse et inextricable…

Aux ingrédients sans magie …

Et matériaux friables…



Une voie sans issue

Ou un merveilleux voyage…

Une salle des pas perdus

Une odyssée ou un naufrage…



22 9 2019
















samedi 31 août 2019

Le bout du monde


Le bout du monde



Souvent près de chez soi…

Dans le jardin de sa vie

Où poussent des fleurs de choix…

Celles qu’on y a enfouies…



La route des souvenirs

Est longue et bosselée…

La mémoire n’a que l’avenir

Qu’on lui a rappelé…



Il n’y a pas d’excellence

Dans l’album de la vie…

C’est notre résilience

Qui en gère les acquits…



Le bout du monde

La porte à côté…

Mais on fait la ronde

Pour des futilités…



La vie est sans réponses

Aux questions essentielles…

Pourquoi on fonce…

Qu’est ce qui donne des ailes…



Le temps est un mystère

 Une hypothétique énigme…

 Le peu de temps passé sur terre

N’explique pas des roses les épines…



Les certitudes sont aléatoires

Et rien ne vaut de vivre…

En remplissant sa mémoire

Des chapitres du livre…





La terre promise à l’horizon

N’est pas cachée

Loin de sa maison…

C’est là qu’il faut chercher…





Les ruines de sa vie

Peuvent renaître…

Une étincelle suffit…

Un simple peut-être…   31 8 2019




























vendredi 30 août 2019

rêverie


Rêverie



Mon air de premier communiant

Et de premier de la classe

M’ont fait rêver en grand

Malgré ma vue basse !



Je savais déjà

Tout ce que j’ignorais

Et même au-delà

Mais je savais rêver !



J’étais Cupidon

Cet archer de l’amour

Au cœur polisson

Qui de ses sabots lourds



 Enfourchait Pégase

Comme un Chaïtane…

Parcourant avec emphase

Du Labyrinthe les arcanes …



Je sortis de l’eau

Narcisse qui se noyait…

Il se trouvait beau

Sans savoir nager !



J’ai sculpté Galatée

Pour en tomber amoureux…

Son cœur de rocher

Était délicieux !



Pomone m’ouvrit les portes

De son verger légendaire…

Ses fruits en cohorte

Etaient d’or et de lumière…



Je parcourus le ciel

En compagnie d’Icare…

Il me prêta ses ailes

Et le soleil fut mon phare…



J’ai fait tout ça

Dans ma vie de mythomane

Et même au-delà…

Le rêve est une éclectique manne !



30 8 2019











Rêverie



Mon air de premier communiant

Et de premier de la classe

M’ont fait rêver en grand

Malgré ma vue basse !



Je savais déjà

Tout ce que j’ignorais

Et même au-delà

Mais je savais rêver !



J’étais Cupidon

Cet archer de l’amour

Au cœur polisson

Qui de ses sabots lourds



 Enfourchait Pégase

Comme un Chaïtane…

Parcourant avec emphase

Du Labyrinthe les arcanes …



Je sortis de l’eau

Narcisse qui se noyait…

Il se trouvait beau

Sans savoir nager !



J’ai sculpté Galatée

Pour en tomber amoureux…

Son cœur de rocher

Était délicieux !



Pomone m’ouvrit les portes

De son verger légendaire…

Ses fruits en cohorte

Etaient d’or et de lumière…



Je parcourus le ciel

En compagnie d’Icare…

Il me prêta ses ailes

Et le soleil fut mon phare…



J’ai fait tout ça

Dans ma vie de mythomane

Et même au-delà…

Le rêve est une éclectique manne !



30 8 2019










mercredi 28 août 2019

Bonnet d'âne


Bonnet d’âne



Au fond de la classe

A côté du fourneau

J’avais trouvé ma place

Le dos au chaud…



Mes pédagogues désespéraient

Résignés à mon échec scolaire

Presque traumatisés

Qu’aucune étude ne m’éclaire !



Après avoir lu et écrit

Engrangeant des connaissances

Je sais aujourd’hui

L’étendue de mon ignorance !



A savoir que plus on apprend

Au plus on mesure

Qu’infiniment grand

Est le monde de la culture…



L’expérience n’éclairant

Que le chemin parcouru…

Tout ce qui est devant

N’est qu’un futur vécu !



C’est surement par vengeance

Que je suis devenu autodidacte…

Pour faire la révérence

A mes scolaires actes !

                                                                                                                                                                                     

Je dois à cette immense paresse

Et cette faillite d’étude

D’avoir choisi ce qui m’intéresse

En me semblant moins rude !



Je dois ainsi à mes bohêmes

Un demi-siècle d’écriture

Où j’ai mis dans mes poèmes

Le visage de ma nature.



Le bonnet d’âne

Me va comme un gant…

J’en assume les arcanes

Et j’en souris en rêvant…



28 8 2019



























































Bonnet d’âne



Au fond de la classe

A côté du fourneau

J’avais trouvé ma place

Le dos au chaud…



Mes pédagogues désespéraient

Résignés à mon échec scolaire

Presque traumatisés

Qu’aucune étude ne m’éclaire !



Après avoir lu et écrit

Engrangeant des connaissances

Je sais aujourd’hui

L’étendue de mon ignorance !



A savoir que plus on apprend

Au plus on mesure

Qu’infiniment grand

Est le monde de la culture…



L’expérience n’éclairant

Que le chemin parcouru…

Tout ce qui est devant

N’est qu’un futur vécu !



C’est surement par vengeance

Que je suis devenu autodidacte…

Pour faire la révérence

A mes scolaires actes !

                                                                                                                                                                                     

Je dois à cette immense paresse

Et cette faillite d’étude

D’avoir choisi ce qui m’intéresse

En me semblant moins rude !



Je dois ainsi à mes bohêmes

Un demi-siècle d’écriture

Où j’ai mis dans mes poèmes

Le visage de ma nature.



Le bonnet d’âne

Me va comme un gant…

J’en assume les arcanes

Et j’en souris en rêvant…



28 8 2019


























































Drôle de vérité


Drôle de vérité…



Elle est un grand message

Qui en dit long…

Pour un si petit passage

Dans ce puits sans fond…



Dans le tonneau des Danaïdes

Elle ne fait que passer…

Comme un simple fluide

Inconsistant et banalisé…



Des hommes les bras tendus

Ont voulu la retenir…

C’était peine perdue

Elle n’avait pas d’avenir !



Courir après un fantôme

Ne sert à rien…

Tenir un siège aux icônes

Est un piètre destin !



La vérité, ce concept naïf

Est une simple évidence

Tout en étant subversif

Quand il gère l’existence…



Les plombiers de la vie

Ne veulent pas colmater…

Cette vérité qui fuit

Du tonneau au fond percé…



Alors qu’avec un peu d’étoupe

On pourrait le boucher…

En levant le doute

Sur le bien-fondé d’écoper…



Le bateau coule

Loin de la rive…

Et la pierre qui roule

Reste impavide…



28 8 2019










samedi 17 août 2019

Paroles d'or


Paroles d’or



Le roi a besoin d’un trône

Le clown d’un cirque…

La vie de certains hommes

Doit être ludique !



Un berceau pour leurs œuvres

Un creuset pour leur ambition…

Tant pis pour les couleuvres

Et leur déglutition…



Les vessies sont aux lanternes

Ce que la foi est au mensonge…

Et la porte se referme…

La vérité n’était qu’un songe !



Orateurs et rhétoriciens

Surfent sur les mots…

En parfaits cliniciens

De la scène et du rideau !



Le bien parler et le bien dire

Sont devenus un art…

On joue de la lyre

En appuyant le regard…



Pour mieux convaincre…

Que les licornes existent…

Et peuvent vaincre

Par les paroles dites !



Quand les sirènes existeront

L’homme deviendra meilleur…

Les poules auront une dentition

Pour mordre les leurres !



Le métier de politicien

Devrait s’exercer en silence !

On y gagnerait au moins

Pas mal de résilience !



Je crois à de vieilles valeurs

Telle la vérité…

Vertu qui part du cœur

Et rejoint l’humanité…



17 8 2019