vendredi 1 juillet 2016

histoire de plumes


Histoire de plumes !

J’ai deux plumes distinctes,
L’une pour écrire des bêtises,
L’autre qui s’éreinte
A être bien mise !

Mais souvent il arrive
Qu’elles se mélangent…
D’où mes dérives
Qui parfois dérangent !

De cette confusion
Naissent certains textes !
Alibi sujet à caution…
Qui me sert de prétexte !

Mais quel bonheur
Tous ces mots !
Qui grincent et pleurent !
Ils ont bon dos !

Ou bien subtils
Juste ce qu’il faut,
Ou usés jusqu’au fil
Tels des oripeaux !

Mais leur trame
Peut être en charpie
Ils ne sont infâmes
Que par dépit….

Parfois mes plumes
Subliment les choses
Lorsqu’à leur bout s’allume,
Le temps d’une pose,

Un émerveillement,
Pour un éclat de rire,
Celui d’un enfant
Qu’une joie a fait sourire !

Mais aussi, vêtues de noir,
Elles se parent de sombre…
Tout dépend de l’histoire
Tapie dans l’ombre…

Mes plumes se veulent drôles
Mais ne le sont pas toujours !
Des idées un peu folles
Font grincer leur humour…

Mais si elles étaient différentes,
On se demanderait pourquoi !
Elles deviendraient encombrantes
En semant le désarroi !

Elles ont pour règles
De ne pas en avoir…
Colombes ou aigles
Leur ciel est un miroir !

Où elles volent à leur aise !
Obscurcissent ou illuminent
Au gré des joies ou malaises…
Mais ne sont que des plumes !

Virevoltant dans mon imaginaire
Et convenant à ma bohême !
Au risque de se vautrer par terre
A la fin de mes poèmes !!!

22 4 2009







jeudi 30 juin 2016

qui veut la fin...

Qui veut la fin… !

Je voudrais connaître
L’agent immobilier
Qui s’occupe de mon bien-être
Pour que me soit désigné

Mon coin pour rêver
Une douce parcelle
De jardin secret
N’importe laquelle !

Château ou chaumière
Coin de mauvaises herbes
Ou Eden sur terre
Avec mon nom en exergue !

Bergerie même sans bergère
Isolée comme un phare
Fera mon affaire
Je suis prêt à verser des arrhes !!!

Et faire flèche de tout bois
En récitant des prières
Sans la moindre foi
Pour un pied-à-terre !

Et même jouer du contre-ut
Au monsieur de l’immobilier
Je mettrai ma mini-jupe
Ce sera la flûte enchantée !

Après tout la musique…
Adoucissant les mœurs immobilières
Un rut plus que ludique !
Doit pouvoir lever une cuisse légère !!!

Ce poème s’adresse aux agences
Intéressées par mon sort…
Et mon indécence !
Une boite-à lettres contre mon corps !!!!

6 11 2008




mardi 21 juin 2016

GIROUETTES

Girouettes

Pauvres girouettes
Vous maudissez le vent
Qui vous fait tourner la tête
Pas toujours à bon escient…

Leurs mécanismes bien huilés
Sont pourtant aléatoires…
Qui rappellent les ailes brûlées
D’Icare à la funeste trajectoire…

Perchées sur leur clocher
Elles assistent impuissantes
Au déclin de destinées
Telles des étoiles filantes…

Ou bien grincent des louanges
A des destins privilégiés
Même issus de la fange
Promus au rang d’une apogée…

Il est des rouages
Qui miaulent à l’unisson
Orientés pour l’image
Vers les bonnes passions…

Mais le brave Eole
N’a que faire
De ses jeux de rôle
Volatils et éphémères…

La rouille aura raison
De toutes les girouettes…
Un même horizon
Les mêmes silhouettes…

Elles finissent en ferraille
Avec leurs querelles de clocher…
Encore qu’il ne faille
Pas sourire  de leur air penché !

21 6 2016








samedi 7 mai 2016

Suggestions

Suggestions !

Je rêve d’offrir mon corps
Au hasard à la science…
Quand j’arriverai au port
Après toutes mes errances !

Je demanderai au cardiologue
De prendre soin de mon cœur…
Après mon point d’orgue
Afin de préserver ses valeurs !

Pour mes vieux neurones
Je propose une implantation
Propice à des clones…
Mais sans fornication !

Quand à mon nombril d’occasion
On pourrait en faire cadeau
Sous forme de greffon…
A un eunuque opéré trop tôt !

 J’offrirai mon regard
Et mon âme d’enfant
A qui n’aura eu aucun égard
Pour autre chose que l’argent…

Je suggère que ma main
Qui a fait couler beaucoup d’eau…
N’ait pas écrit pour rien
Inspire un poète manchot !

Le reste de ma vieille carne
Sera confié au vent…
Tels d’anciens organes
Ayant servi de mon vivant !

Ainsi je dormirai tranquille
Ayant assuré ma pérennité…
Après ce testament utile
Qui fera rire ou pleurer !

07 05 2016






















jeudi 28 avril 2016

l'entonnoir

L’entonnoir

Regarder la vie
A travers un entonnoir
C’est apercevoir sans ennui
Seulement ce qu’on veut voir !

Par le grand trou
Une vue partielle
De la partie d’un tout…
Par ordre préférentiel !

Par le petit orifice
Pour choisir son horizon…
Mais accepter ses artifices
Selon ses dispositions !

Ce qui pourrait résoudre
Les problèmes des deux sexes…
Dont aucun n’a inventé la poudre…
Et que l’autre rend perplexe !

Une merveille cet entonnoir…
Qui offre à  chacun à sa place…
Un peu comme un miroir
Laissant choisir sa  face !

Il offre une vision magique
D’un horizon artificiel…
Ou une vue panoramique
D’un monde providentiel !

Une vision périphérique
Par le petit trou…
Ou bien égoïste…
Juste le moyeu de la roue !

A travers un entonnoir
Toute la vision de la vie…
Le choix d’un savoir
Et de sa philosophie !
Pour ma part…
Je trouve que sur ma tête
L’entonnoir me pare
D’un air de fête !  29 4 2016















lundi 4 avril 2016

flèches royales

Flèches royales

Que de vaillance
Chez les archets du roi
Qui selon leur obédience
Ont fait le choix

D’obéir aveuglément
Aux caprices de la royauté
Et ce faisant nonobstant
Les égards de la vérité !

Que de hardiesse
Et de couardise
Pour frapper avec traitresse
Les cerfs à leur guise !

Contraignant la roture
A payer la dîme
Aux nobles de bonne nature
Qu’importe la famine !

Jouvencelles et jouvenceaux
Méfiez-vous de ces seigneurs…
Gueux manants et marauds…
Ils ne sont que des saigneurs !

Du haut de leurs remparts
Derrière leurs châteaux forts
Leurs écus brillent comme des phares…
Acquis en vous passant sur le corps !

Ces chevaliers sans peur ni reproches
Ont bravé les âges
Pour continuer à faire les poches
Comme un épouillage !

Ces flèches royales
Sont empreintes de curare…
Pour l’anesthésie locale…
Tel le rêve d’Icare…

04 04 2016












dimanche 3 avril 2016

l'arbre de vie

L’arbre de la vie

Sur l’arbre de la vie
Et la plus haute branche
Un jour se posa un nid
Voyant là une chance…

L’arbre était solide
Tout en force…
Dans cette forêt aride
Aux fragiles écorces…

Il devint sa maison
A l’abri de tous les dangers…
Avec la promesse d’un bel horizon…
Il s’y installa le cœur léger…

Battu par les vents,
Cinglé par les pluies
Bravant tous les tourments…
Douillettement blotti…

Après bien des saisons
D’une attente vaine…
Bien vide lui sembla sa maison
Sur son arbre de peine…

Il le quitta pour un voyage
A travers la forêt
Pour poser ailleurs son bagage
Sur une autre futaie…

Il partit pour une errance
Qui ne porta pas ses fruits…
Aléatoire et sans constance…
Loin de son arbre il s’enfuit…


L’arbre fut triste
D’avoir perdu son ami…
Et ne voulut  plus le mérite
D’accueillir un nouveau nid…

03 04 2016