mercredi 6 mai 2020

L'âme des poètes


L’âme des poètes



C’est après leur mort

Qu’ils sont devenus immortels…

Ils ont gagné le port

De la mémoire intemporelle…



Comme un vol de goélands

Fuyant la tempête

Ils ont quitté les vivants

Mais rien pour autant ne s’arrête …



Au vent des quatre saisons

Dans un champ de coquelicots

S’envolent leurs chansons

Et la mer qu’on voit danser fait écho…



Comme autant de feuilles mortes

Qui tapissent l’automne

Leur musique attend derrière la porte 

 Que leur voix résonne…



L’Ardèche n’est pas loin

Du torrent de la Montagne…

La Jeanne court sous son moulin

Dans son coin de campagne…



Une pipe qui fume…

Une moustache qui sourit

Eclairée par un rayon de lune

Dans un champ d’épis…



L’âme des poètes

Raconte leurs voyages…

C’est tout ce qui reste

De ce somptueux héritage 



Quelque part dans le ciel

S’envolent des colombes

Comme un vol d’hirondelles

Louant la beauté du monde…



Longtemps, longtemps après

Que les poètes aient disparu

Leurs chansons pour l’éternité

Rappelleront qu’on les a entendues…



06 05 2020


























lundi 4 mai 2020

Pèle mêle


Pèle mêle



Je dirais d’un ton suave

Qu’il y a des gens complexes

Et d’autres concaves

Et puis d’autres convexes…



Qui conjuguent des quatrains

Avec des pleins et des déliés…

Voire en alexandrins

D’une plume ampoulée…



Choisissant l’imparfait du subjonctif

Pour mieux dire les choses

D’un ton volontairement exhaustif

Qui entre les mots prend la pause…



Ceux qui écrivent en majuscules

Mais parlent à voix basse

Et tous ceux qui les hurlent

Pour les mettre en place…



Il est de bon ton

De bien choisir ses mots

Et les bonnes conjugaisons

Pour éviter d’autres maux…



Le langage est une ivresse

Et exprime le courroux

Tout autant que la liesse

Ainsi tourne la roue…



Il reste que la rhétorique

Est une riche table

Où les mets sont ludiques

Et délectables…



L’important est que Molière

Y trouve son exutoire…

Amène ou pamphlétaire

Fidèle à son écritoire…



Et de tous ces mots pèle mêle

J’en ai fait ou drôle de poème…

L’insomnie donne des ailes

Et à tous les vents je sème !



04 05 2020


















samedi 2 mai 2020

La fosse aux lions


La fosse aux lions



Dans l’arène de la vie

Les lions sont lâchés

Face aux brebis

Et chiens sans collier…



Où des gladiateurs cravatés

A coup d’ordinateurs

Grâce leur clavier

Jouent aux prédateurs…



Ils se servent de la misère

En en faisant un lien social

En faisant mordre la poussière

A qui trébuche et s’étale…



Ils s’arrachent les marchés

Comme des bouts de viande

Sans haine ni pitié

Pourvu que ça se vende…



Ils sont cupides et voraces

Debout sur leurs claviers

Jusqu’à que de guerre lasse

Le faible rampe à leurs pieds…



Dans l’arène de la vie

Des luttes douloureuses

Sur du sable rougi

Sont des morts silencieuses…



Où des vies en lambeaux

S’éteignent sans courroux…

Ceux qui étaient vêtus d’oripeaux

Finissent en haillons et à genoux…



La gloire de ces gladiateurs

Issus de la nature humaine

Sont des prédateurs

Qu’aurait reconnu La Fontaine… !



Seule la mise en scène

Est différente…

La stratégie du système

De l’enfer créé la descente…



02 05 2020






































mardi 28 avril 2020

arc en ciel


ARC EN CIEL



D’un œil on voit à moitié…

Ou un peu flou…

Mais voir en entier

Peut rendre fou !



On peut voir les yeux plissés

C’est presque pareil…

Et quand on a vu assez

Se boucher les oreilles !



Mais le monde de demain

Sera pire que celui de hier…

La vérité d’après demain

Sera celle d’avant-hier…



On a coupé les ailes

Aux livres qui relatent…

Tels des pseudos manuels

Qui de la vérité s’écartent…



Le sang sèche vite

En entrant dans l’histoire

Et l’amnésie existe

Qui lave les mémoires !



Un poète l’a dit

Qui avait raison…

Et d’autres avant lui

Dont un certain Villon !



On marche sur du sable

De faible densité

Sur de la matière friable

Faite de fragilité !



Ce poème est sans morale

Et enfonce une porte ouverte…

Permettant au bien et au mal

De faire tourner les girouettes…



28 4 2020




















mardi 21 avril 2020

A propos


A propos…



Les moutons de Panurge

Traversent dans les clous…

Et jamais ne s’insurgent

De marcher au licou…



Dans les bergeries

Nulle révolte ne gronde…

On cloue aux pilories

Toute réflexion profonde…



Le silence est d’or

Et la parole dérisoire…

On poursuit de tout son corps

Sa petite vie aléatoire…



Du haut de leurs remparts

Les archers du roi

Guettent de leur regard

Les dérives de la loi…



Les chiens de troupeaux

Serviteurs du royaume

Se font le servile écho

D’un seul homme…



Les flèches révolutionnaires

N’ont plus la cote

Elles ne pleuvent plus en chaumière

Et se promènent sans culotte…



Nous marchons comme Gavroche

A pas trébuchants…

Tandis qu’on nous vide les poches

Chemin faisant…



Vive les châteaux forts

Et le temps des seigneurs…

Nous serons bientôt morts

A cause des saigneurs…



21 4 2020































A propos…



Les moutons de Panurge

Traversent dans les clous…

Et jamais ne s’insurgent

De marcher au licou…



Dans les bergeries

Nulle révolte ne gronde…

On cloue aux pilories

Toute réflexion profonde…



Le silence est d’or

Et la parole dérisoire…

On poursuit de tout son corps

Sa petite vie aléatoire…



Du haut de leurs remparts

Les archers du roi

Guettent de leur regard

Les dérives de la loi…



Les chiens de troupeaux

Serviteurs du royaume

Se font le servile écho

D’un seul homme…



Les flèches révolutionnaires

N’ont plus la cote

Elles ne pleuvent plus en chaumière

Et se promènent sans culotte…



Nous marchons comme Gavroche

A pas trébuchants…

Tandis qu’on nous vide les poches

Chemin faisant…



Vive les châteaux forts

Et le temps des seigneurs…

Nous serons bientôt morts

A cause des saigneurs…



21 4 2020































A propos…



Les moutons de Panurge

Traversent dans les clous…

Et jamais ne s’insurgent

De marcher au licou…



Dans les bergeries

Nulle révolte ne gronde…

On cloue aux pilories

Toute réflexion profonde…



Le silence est d’or

Et la parole dérisoire…

On poursuit de tout son corps

Sa petite vie aléatoire…



Du haut de leurs remparts

Les archers du roi

Guettent de leur regard

Les dérives de la loi…



Les chiens de troupeaux

Serviteurs du royaume

Se font le servile écho

D’un seul homme…



Les flèches révolutionnaires

N’ont plus la cote

Elles ne pleuvent plus en chaumière

Et se promènent sans culotte…



Nous marchons comme Gavroche

A pas trébuchants…

Tandis qu’on nous vide les poches

Chemin faisant…



Vive les châteaux forts

Et le temps des seigneurs…

Nous serons bientôt morts

A cause des saigneurs…



21 4 2020































A propos…



Les moutons de Panurge

Traversent dans les clous…

Et jamais ne s’insurgent

De marcher au licou…



Dans les bergeries

Nulle révolte ne gronde…

On cloue aux pilories

Toute réflexion profonde…



Le silence est d’or

Et la parole dérisoire…

On poursuit de tout son corps

Sa petite vie aléatoire…



Du haut de leurs remparts

Les archers du roi

Guettent de leur regard

Les dérives de la loi…



Les chiens de troupeaux

Serviteurs du royaume

Se font le servile écho

D’un seul homme…



Les flèches révolutionnaires

N’ont plus la cote

Elles ne pleuvent plus en chaumière

Et se promènent sans culotte…



Nous marchons comme Gavroche

A pas trébuchants…

Tandis qu’on nous vide les poches

Chemin faisant…



Vive les châteaux forts

Et le temps des seigneurs…

Nous serons bientôt morts

A cause des saigneurs…



21 4 2020































A propos…



Les moutons de Panurge

Traversent dans les clous…

Et jamais ne s’insurgent

De marcher au licou…



Dans les bergeries

Nulle révolte ne gronde…

On cloue aux pilories

Toute réflexion profonde…



Le silence est d’or

Et la parole dérisoire…

On poursuit de tout son corps

Sa petite vie aléatoire…



Du haut de leurs remparts

Les archers du roi

Guettent de leur regard

Les dérives de la loi…



Les chiens de troupeaux

Serviteurs du royaume

Se font le servile écho

D’un seul homme…



Les flèches révolutionnaires

N’ont plus la cote

Elles ne pleuvent plus en chaumière

Et se promènent sans culotte…



Nous marchons comme Gavroche

A pas trébuchants…

Tandis qu’on nous vide les poches

Chemin faisant…



Vive les châteaux forts

Et le temps des seigneurs…

Nous serons bientôt morts

A cause des saigneurs…



21 4 2020






























dimanche 12 avril 2020

incroyable mais vrai!


INCROYABLE MAIS VRAI !



Grâce au confinement

J’ai bien rajeuni !

Je suis moins vieillissant

Ma peau s’est raffermie !



Mes rides ont disparu

Mes cheveux ne sont plus blancs

Ma puberté revenue

Me donne un air de printemps !



Sur moi le temps glisse

De nouveau comme avant…

Ma peau devenue lisse

A le velouté de l’enfant !



J’ai rappelé mes maîtresses

De leur chômage technique

Habiles comme des prêtresses

O combien érotiques !



Je n’aurais jamais cru

Un tel renouveau…

Je tire sur la corde tendue

Comme sur un écheveau !



Je fais du funambulisme

Sans balancier…

Et mon charisme

A décuplé !



Observez qu’être confiné

Au choix en deux mots

On arrive à aimer

Tous ses maux !



12 4 2020








samedi 4 avril 2020

juste ce message


JUSTE CE MESSAGE…’





Les anciens sont lents et maladroits …

Ils prennent le temps que la vie leur laisse…

Ils s’attardent sur leurs émois

Et n’avancent pas au bout d’une laisse…



Ils sont nostalgiques

Et attachés à leurs souvenirs…

Dans ce siècle médiatique

Où ils n’ont pas d’avenir…



Ils pensent que ce qui avance

Ne progresse pas et de loin…

Mais ont plus de résilience

Que beaucoup de contemporains…



Leur chemin parcouru

Illustre leur cher passé…

Et sont fiers d’avoir vécu

Sans s’être pressés…



Les choses d’avant étaient laborieuses

Et respectaient les principes d’antan…

Sans brûler d’une manière furieuse

Les étapes que demande le temps…



Ils laissaient à leur quotidien

Celui de sa réalisation

La main dans la main

Hors des profits et compétitions…



On voudrait les mettre à la casse

Alors que paradoxalement on les réclame

Pour reprendre une certaine place

A cause de leur force d’âme…



Ils restent encore libres

Loin de la prison des portables…

Ils ont écrit un autre livre

Avec leurs propres vocables…



Des jeunes sans compassion

Et souvent sans amour

Critiquent leurs moissons

Et les fruits de leurs labours…



Les jeunes de hier ou d’avant hier

Ne sont plus ceux d’aujourd’hui…

Mais rien ne sert d’être amer

Même si l’âge conduit à l’oubli…



Les anciens passeront la main

Faisant place à la relève

Et ne seront plus là demain

Pour bâtir vos rêves…



Ils ont construit les leurs

Bon an mal an

Ils y ont mis leur cœur

Avec acharnement…



En ferez-vous autant

Avec plus de moyens…

C’est moins évident

Et plus incertain !



4 4 2020